Examens nationaux : Une question de sécurité nationale

Revenant sur la polémique qui occupe actuellement parents et élèves sur le refus des enseignants de remettre les notes, le ministre de l’Éducation a demandé aux enseignants de faire appel « à la raison et à la sagesse ».

« Quand un philosophe vous répond, on ne comprend même plus ce qu’on lui avait demandé », disait l’écrivain français Andrè Gide, pourtant, les candidats au bac devront s’y mettre, puisque traditionnellement, la philo est la première épreuve du bac, toutes sections confondues.

Du 7 au 14 juin en effet, 137 906 candidats, dont 18 539 élèves du secteur privé et 6 794 candidats libres, répartis sur 584 centres d’examens, s’élanceront dans les examens pour décrocher le premier diplôme important de leur vie, le fameux diplôme de baccalauréat. Des dizaines de milliers de destins, et des objectifs qui divergent. Certains s’éstimeraient heureux de réussir, d’autres cherchent l’excellence pensant à l’orientation universitaire et aux grandes écoles, d’autres encore, auront la tête ailleurs, pas franchement enthousiastes. 137 906, c’est aussi le nombre de familles, candidates au bac par ricochet, qui viveront le stress de la révision, celui, des examens, la liesse de la réussite, ou chagrin de l’échec.

Samedi dernier, le ministre de l’éducation Mohamed Ali Boughdiri s’est réuni à distance avec les délégués régionaux à l’éducation pour s’enquérir des préparatifs pour faire réussir cet événement national annuel et faire en sorte qu’il n’y ait aucun faux pas, aucune fausse note.

“C’est une question de sécurité nationale”, estime même le ministre. Comme chaque année un effort est notamment fait autour de la lutte contre la fraude lors des examens nationaux, mais également autour de la sécurisation de ces examens pour qu’ils puissent se dérouler dans des conditions optimales.

La réforme de l’éducation, une priorité

Fait intéressant mais phénomène déjà remarqué depuis quelques années déjà, le nombre de candidates est supérieur aux nombres de candidats. En effet, la gente féminine représente 60% de l’ensemble des candidats des examens nationaux, contre seulement 40% pour les garçons.

Lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère pour présenter les principaux chiffres des examens nationaux, Mohamed Ali Boughdiri, a estimé que “le processus du 25 juillet” fait de la réforme de l’éducation l’une de ses priorités. À ce titre, le ministre a indiqué qu’une consultation nationale électronique a été lancée pour la réforme.

Par ailleurs, revenant sur la polémique qui occupe actuellement parents et élèves sur le refus des enseignants de remettre les notes, le ministre de l’éducation a demandé aux enseignants de faire appel “à la raison et à sagesse”. Il a expliqué que les négociations doivent aboutir à un véritable consensus qui prend en considération notamment la situation financière du pays.

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