Au terme d’un match tragique, l’équipe de Tunisie s’est inclinée devant le Sénégal. Une défaite au goût amer puisque nos Aigles étaient tout proches de décrocher le ticket de la qualification pour la finale.

Lors de la première période, les Aigles de Carthage contrôlaient sereinement les offensives adverses, mais ils n’étaient pas non plus très dangereux dans leurs montées offensives. Bougés physiquement et trop maladroits dans la construction, les coéquipiers de Wahbi Khazri étaient trop timides.
Dans ce premier half haché par les fautes, le Sénégal finissait même mieux et s’offrait une grosse opportunité sur une belle frappe de Sabaly repoussée par le poteau gauche de Moez Hassen. Juste avant la pause, Niang manquait le cadre sur une belle occasion.
La deuxième période, nos Aigles ont totalement dominé les débats, mais la maladresse de Khenissi et le penalty raté par Sassi nous ont privés d’une qualification bien méritée.
Les trente minutes supplémentaires étaient irrespirables et les deux équipes se livraient un véritable combat. Finalement, les Sénégalais se sont qualifiés grâce à un but gag inscrit par Dylan Bronn contre son camp à l’issue d’une faute flagrante de Moez Hassen.
Il faut souligner que l’arbitre a privé notre sélection d’un penalty accordé avant d’être annulé d’une manière inquiétante par la technologie de la VAR.

Une défense cohérente
Le portier Moez Hassen a fait son match jusqu’à la 100’ où il a commis la faute de sa carrière. En revanche, il a réalisé plusieurs arrêts importants. Et que dire de sa claquette somptueuse qui a stoppé un penalty à la 80’. Finalement, une gaffe totalement inadmissible qui a tout gâché.
Quant à la charnière défensive qui a été remaniée avec la titularisation de Mohamed Drager au détriment de Wajdi Kechrida souffrant d’une blessure musculaire, elle a passé un après-midi loin d’être tranquille, notamment avec la présence de Sadio Mané qui a mis le feu dans la défense tunisienne ! Dès qu’il touchait le ballon, on sentait qu’il pouvait faire la différence sur un crochet ou sur une accélération. Néanmoins, Meriah et compagnie ont affiché une solidité et une solidarité sans faille.

Un milieu solidaire
Considéré comme le compartiment le plus fort de notre sélection durant la CAN, la ligne médiane a rencontré bon nombre de difficultés notamment avec l’absence de Ghaylen Chaalali et le marquage imposé par Ndiyae et Saviet sur Ferjani Sassi qui n’a pas retrouvé son efficacité habituelle tout au long de la partie.
Ce dernier a raté bizarrement un penalty à la 76’. Et c’est Elyes Skhiri qui a pris les choses en main, notamment dans la récupération de la balle et la relance.

Une attaque aux abois…
Ayant affiché une prestation bien décevante lors de la première mi-temps avec un Youssef Msakni complètement passé à côté de la plaque et un Yassine Khenissi très timide, notre onze national s’est repris lors de la deuxième manche notamment avec l’entrée en jeu de Naim Sliti à la place de Youssef Msakni. Il a apporté une certaine vivacité pour la ligne offensive qui a menacé l’arrière-garde sénégalaise à maintes reprises. Malheureusement, Khenissi n’était pas au rendez-vous sur plusieurs occasions de marquer et la concrétisation a fait défaut. Quant à Wahbi Khazri, il a été très lourd sur l’arrière-garde sénégalaise avec ses infiltrations et ses passes précieuses vers Khenissi.

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