Encore et décidément toujours la technologie pour nous priver de notre droit…

Formation de la Tunisie : Hassen, Dräger, Bronn, Meriah, Haddadi, Sassi (Badri 105’), Skhiri, Ben Mohamed (Chaâlali 82’), Khazri, Khénissi (Chaouat 118’) et Msakni (Sliti 46’).

A ce stade avancé de la compétition, il fallait s’attendre à ce que le spectacle ne soit pas au rendez-vous et à ce que la moindre erreur s’avère fatale. La demi-finale qui a opposé la Tunisie au Sénégal n’a pas dérogé à cette règle.
Les débuts de la rencontre étaient plutôt timides. Mais au fil des minutes, les Sénégalais allaient progressivement imposer leur jeu. Comme prévu, Sadio Mané a pesé lourdement sur la défense tunisienne. Le danger est venu particulièrement du côté droit de la défense tunisienne où Dräger, le remplaçant de Kechrida, a eu du mal à trouver ses repères et à remplir convenablement son rôle de latéral droit.
Première action dangereuse entamée par Sadio Mané et poursuivie par Sabaly. Ce dernier a profité d’un mauvais positionnement de Dräger, mais, heureusement, sa balle s’est écrasée sur le poteau gauche (26’).
La réaction tunisienne ne s’est pas fait attendre et Khénissi de tenter sa chance une première fois (27’) et de revenir à la charge une minute plus tard, mais il a été déséquilibré par Kouyaté à la limite de la zone des 16 mètres (28’).
Quelques minutes plus tard, Sadio Mané a trouvé encore une fois la faille à la droite de la défense tunisienne, en se faufilant sur ce flanc avant de centrer pour Koulibaly dont le tir s’écrasa sur la transversale (38’).
Les Sénégalais ont poursuivi leur pressing haut. Deux minutes plus tard, Moez Hassen est allé barrer la route à Sadio Mané (40’). Le choc était tel que Hassen a dû se faire soigner avant de reprendre le jeu normalement (40’).
Et la période initiale de s’achever sur une domination stérile des Sénégalais.

La mi-temps des penalties ratés
De retour des vestiaires, ce sont les Tunisiens qui allaient bousculer leur adversaire. A la 48’ et après avoir dribblé les deux défenseurs centraux, Khénissi tenta un tir cadré à mi-volée, mais il a été dégagé par le portier sénégalais, Gomis.
Une minute plus tard, Khazri centra de la droite pour Sassi dont le crochet est dévié en corner par Gomis (49’).
Bousculés en ce début de seconde mi-temps, les Sénégalais ont réagi par le biais de Sadio Mané, stoppé tout net par un Moez Hassen bien en jambes (53’).
Et les Tunisiens de répliquer par l’intermédiaire de Sliti qui tenta un tir des 25 mètres, au-dessus de la transversale (60’).
Quatre minutes plus tard, le même Sliti est revenu à la charge, servant sur un plateau Khénissi, sauf que ce dernier a tergiversé et, par conséquent, perdu sa balle, ratant une jolie opportunité pour ouvrir la marque d’autant qu’il était seul face au gardien sénégalais (64’).
A la 73’, Ferjani Sassi poussa Koulibaly à la faute en touchant la balle de la main en pleine surface de réparation. Sans hésitation, Tessema accorda un penalty, raté par Sassi dont le tir a manqué terriblement de puissance (74’). Dommage !
La situation a failli tourner au cauchemar six minutes plus tard quand Bronn commet l’irréparable en fauchant un attaquant sénégalais en pleine surface de réparation. Penalty tiré par Henri Saivet et arrêté par Moez Hassen (80’). Enfin, petite frayeur à la fin du temps règlementaire quand Saivet tira dans le petit filet (89’).

L’erreur fatale…
Ne parvenant pas à se départager au terme du temps réglementaire, Tunisiens et Sénégalais ont joué les prolongations. Un temps additionnel qui allait apporter du nouveau, malheureusement en faveur des Sénégalais : suite à une erreur d’appréciation de Moez Hassen, sorti dégager la balle au lieu de la capter sur la dernière ligne ; le ballon fut crocheté de la tête par Bronn (pris de court) avant de finir sa course dans les filets. Un but contre son camp, signé Dylan Bronn (100’).
Douze minutes plus tard, nous avons failli y croire, mais Tessema est revenu sur sa décision d’accorder un penalty aux nôtres après avoir consulté la VAR (112’). Les huit minutes restantes des prolongations ne changèrent malheureusement pas la donne et la Tunisie de se faire éliminée en demi-finales par le Sénégal.
L’erreur de Moez Hassen a été fatale. Le football est parfois cruel, mais il est ainsi fait : on n’a pas droit à l’erreur quand on joue à haut niveau.

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