Eliminés face à l’Algérie lors d’un match complètement fou, les «Super Eagles» vont se surpasser pour se refaire une santé et arracher la troisième place de cette CAN.

Dirigé depuis 2016 par le Franco-allemand Gernot Rohr (65 ans) — qui connaît déjà sa quatrième aventure africaine après le Gabon, le Niger et le Burkina Faso —, le Nigeria a proposé durant cette compétition une performance à la fois convaincante et décevante. Le niveau des coéquipiers d’Alex Iowbi était essentiellement marqué par l’instabilité. En phase de groupes, l’équipe a empoché très péniblement deux victoires face au Burundi (1-0) et à la Guinée (1-0) avant de s’effondrer face au Madagascar (2-0). La seule prestation digne d’éloges de cette formation était face au Cameroun (3-2) lors d’un match à rebondissements où ils ont tenu jusqu’au bout pour prendre, et de quelle manière, l’ascendant.
Durant cette CAN, Gernot Rohr, le coach des  Super Eagles, a testé plusieurs schémas tactiques ( 4-3-3, 4-5-1, 3-5-2). Mais on s’achemine bien vers une défense à quatre avec le bien expérimenté John Obi Mikel au milieu et des ailiers très actifs. C’est en tout cas ainsi que le Nigeria a réussi ses prestations les plus convaincantes.

Vedettes
Le Nigeria a regorgé de vedettes au fil des générations. Pour cette équipe 2019, Moussa, Chukwueze, Ighalo et Etebo ont attiré l’attention. Ce sont les pièces maîtresses d’une sélection qui va chercher contre notre sélection, à tout prix, une consolation. Parlons également d’un joueur absent du onze type dans les derniers matches, mais qui demeure une vedette incontournable au Nigeria. C’est John Obi Mikel. Les plus belles années de ce joueur sont certes derrière lui. Aussi puissant qu’habile techniquement, il a laissé Chelsea et l’Angleterre pour le Tianjin Teda en Chine en 2017. Mais, même après deux saisons loin de l’Europe, le droitier de 32 ans reste une valeur sûre du football nigérian. Son expérience était en tout cas précieuse au premier tour. N’oublions pas l’attaquant d’Arsenal Alex Iwobi qui est sans doute capable de déséquilibrer n’importe quelle défense. Le bien expérimenté Ahmad Moussa demeure également un poison dans la surface adverse. Ses accélérations et la précision de ses frappes pourraient gêner nos défenseurs. Statistiquement, Tunisiens et Nigérians se sont affrontés 17 fois toutes compétitions confondues. La première rencontre remonte au 25 novembre 1961 où les Super Eagles se sont imposés sur le score de 2-1. La dernière confrontation date du 6 septembre 2009. La Tunisie a arraché un nul in extremis sur la pelouse du fameux stade d’Abuja (2-2) grâce à un très joli but d’Oussama Darragi lors d’un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde. Au total, la Tunisie a remporté 6 matches, le Nigeria 5 et 6 rencontres se sont soldées par un résultat nul. Nous jouons donc un adversaire de qualité.

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