Se ressaisir et relever la tête pour honorer le contrat de cette CAN jusqu’à sa fin. De surcroît, une troisième place est toujours un très bon point à prendre.

Faire partie du dernier carré des ténors du continent est déjà une jolie performance que la Tunisie vient de réaliser malgré les problèmes de toutes sortes. Mais, terminer en troisième position, ce qui vaut une place sur le podium en est une bien meilleure.
C’est ce que nos joueurs doivent se mettre en tête après leur élimination en demi-finale par le Sénégal, il y a quelques jours. Il faut savoir se ressaisir, relever la tête et ne pas céder aux effets de la consternation et la désillusion.
Aussi faudra-t-il faire preuve de davantage de bravoure et de détermination à aller de l’avant encore et toujours malgré vents et marées, même après ce qu’on a tous gobé comme injustice infligée par l’arbitre éthiopien Bamlak Tessema et son outil «scientifique» de la VAR qui est loin d’être fait pour ses semblables et ceux d’Ahmed Ahmed le président de la CAF.
L’élimination de la Tunisie ne doit faire rougir que les instigateurs de l’abjecte machination l’ayant engendrée.

Un message fort à lancer
Au contraire, il faut savoir qu’une victoire sur le Nigeria pourrait avoir l’effet d’un message fort riche en enseignements, aussi bien pour les Tunisiens que pour tous leurs détracteurs. Montrer qu’on est toujours debout et que ce n’est pas une injustice qui risquerait de nous mettre à genoux. Celle-ci fera souffrir davantage tous les «criminels» qui n’ont pas leur place dans le domaine de la gestion du football africain.
Aujourd’hui, Khazri, Sassi, Sliti et compagnie affronteront le Nigeria avec une seule idée en tête : prouver que la troisième place doit leur revenir et démontrer que leur qualification en finale avec l’Algérie leur a été volée.
Sans prétention, la Tunisie n’a rien à envier au Nigeria. Tout le monde sait que dans un jour faste, notre équipe nationale est capable d’imiter l’excellente Algérie qui a dominé les «Green Eagles» au cours de leur demi-finale.
Certes, la formation qui va être alignée tout à l’heure par Alain Giresse subira quelques changements par rapport à celle présentée devant le Sénégal, mais notre confiance en la totalité de la sélection reste indéfectible.
Quand on sait que des joueurs au talent confirmé, tels que Srarfi, Badri et parfois Chaâlali, Ben Mohamed, Sliti et tant d’autres sont souvent restés sur le banc de touche, on se rend à l’évidence que ce ne sont pas les atouts humains qui nous font défaut. Il appartient au staff technique d’en faire bon usage. C’est tout !
De plus, il ne faut pas se hasarder à chambouler outre mesure la formation et penser que ce match n’est qu’une simple formalité à remplir. Loin de là, car l’histoire nous attend toujours au tournant. Il faudra sortir de cette CAN mitigée avec tous les honneurs. Et cela ne peut se faire qu’en jouant pour la gagne et pour la confirmation du regain de forme enregistré devant le Ghana, Madagascar et même le Sénégal, qui a été boosté par l’arbitre. Sur le plan tactique, il faudra juste peaufiner certains chapitres et ne pas procéder à un changement profond.
Tout un chacun sait que le Nigeria est un adepte du jeu ouvert basé sur l’initiative offensive. Il y aura donc beaucoup d’espace à exploiter. En revanche, il faudra que nos trois compartiments de jeu restent rapprochés pour pouvoir amorcer le jeu de contre qui sera parmi les solutions suggérées face au Nigeria.
Amor BACCAR

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