A l’approche de la saison des pluies, mieux vaut prévenir…

Editorial La Presse

EN pareille période de chaque année, à la saison automnale transitoire entre l’été et l’hiver, plusieurs régions du pays sont touchées par des précipitations torrentielles causant des dégâts matériels importants à l’infrastructure routière, aux zones urbaines, et parfois même des pertes en vies humaines.

Il faut dire que les tristes souvenirs de 2018 sont encore vivaces dans les esprits. Et à chaque nouvelle saison, une peur se transformant en véritable hantise saisit les Tunisiens. En outre, la récente tragédie de Derna voisine n’est pas faite pour rassurer ces esprits. On se pose des questions et l’on se demande si les autorités sont prêtes pour affronter les colères de la nature.

Et comme les inondations constituent un problème auquel nous sommes confrontés de manière cyclique, sans que des mesures radicales ne soient prises pour les éviter une fois pour toutes, il est légitime de se poser de telles questions.

Or, cette fois-ci, il semblerait que les autorités dans certaines communes aient pris conscience des risques majeurs qui pèsent et pris les mesures qui s’imposent. Ainsi, des travaux d’entretien ont été engagés pour l’évacuation des eaux, y compris en cas de pluies diluviennes. Des anticipations qui restent toutefois insuffisantes. Il ne faut pas oublier les constructions anarchiques sur les zones inondables. Et celles-ci sont très exposées.

Ces travaux d’entretien sont bien visibles dans le Grand Tunis, à Carthage et à La Marsa, ainsi que dans nombre de régions intérieures : Béja, Jendouba, Bizerte et Tataouine, en prévision des éventuelles inondations. Les autres régions devraient donc suivre. Ce n’est pas un choix mais une obligation.

Ces travaux, qui ont le mérite de s’insérer dans un schéma prospectif, devraient englober des actions d’assainissement des égouts, lesquels, on le sait, débordent en cas de fortes pluies. Et constituent des dangers imminents pour les automobilistes, les piétons et les domiciles situés dans ces endroits à risques. Sans oublier que certaines zones urbaines sont considérées comme des «points» noirs à l’instar des tunnels de Bab Saâdoun et Bab Souika de Tunis. Autant dire que du travail reste à faire, pour ne pas dire le moment venu ; ce qui aurait dû être fait depuis longtemps n’a pas été réalisé cette année encore.

Laisser un commentaire