Safran Tunisia Innovation Shaker #2 : Un tremplin pour l’innovation et l’entrepreneuriat

 

Rassembler, énergiser, concrétiser : tels étaient les maîtres mots de Safran Tunisia Innovation Shaker #2.

Au cœur de la Cité de la culture, l’innovation s’est épanouie dans une atmosphère vibrante, guidée par des intervenants d’exception, des esprits créatifs et des leaders visionnaires.

L’édition 2023 de Safran Tunisia Innovation Shaker a marqué un jalon significatif dans le panorama de l’innovation. Réunissant une assemblée éclectique composée de brillants penseurs, de pionniers de l’industrie, de chercheurs émérites, et de jeunes talents prometteurs, cet événement orchestré par Safran en Tunisie a créé une tribune dynamique où les thématiques cruciales de durabilité, de technologie, de résilience et d’innovation ont été au centre de toutes les discussions.

La transformation remarquable de la participation, doublant en un an pour atteindre 600 participants, témoigne de l’impact majeur de cet événement dans le tissu dynamique de l’écosystème tunisien. En catalysant les synergies entre des acteurs divers, le Safran Tunisia Innovation Shaker a démontré son rôle central dans l’instauration d’une collaboration puissante et stimulante au sein de la communauté.

Un rassemblement enthousiaste pour l’énergie collaborative

Vincent Santoro, directeur général de Safran en Tunisie, a souligné le succès incontestable de l’événement en déclarant que le premier objectif avait été non seulement atteint, mais dépassé. Il a mis en lumière la croissance exponentielle de la participation, passant de 300 à 600 participants cette année, marquant ainsi une présence significative dans le paysage industriel local. Santoro a insisté sur l’importance cruciale des opinions individuelles, soulignant la complexité inhérente à la création d’une synergie au sein d’un rassemblement aussi diversifié, englobant des activités dans plusieurs domaines. L’objectif central demeurait la canalisation de l’énergie collective pour stimuler des discussions fructueuses et concrétiser des idées novatrices.

Le troisième objectif, selon Santoro, était la promotion de la diversité, un thème qu’il a abordé en profondeur au cours de l’événement. Il a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de matérialiser les idées, d’unir les participants et de relever le défi avec dynamisme. Il a affirmé que l’évaluation finale porterait sur la réussite de la mobilisation, de l’inspiration générée, et de la concrétisation des objectifs définis. Dans une perspective plus large, Santoro a expliqué le choix de Safran Tunisia en mettant en avant ses deux décennies d’expérience, soulignant que, malgré sa relative jeunesse, l’entreprise apporte une expertise accumulée au service de l’écosystème local. Il a également mis en avant le rôle central de l’entreprise en tant que pont entre les chercheurs et la société, soulignant leur responsabilité essentielle d’innover et de partager afin d’accélérer le processus d’innovation, garantissant ainsi un avantage concurrentiel durable et une pérennité positive.

Le directeur général de Safran en Tunisie a mis en exergue le mot-clé «innovation», citant Steve Jobs pour souligner son importance cruciale dans le monde des affaires. Concernant le terme «Shaker», il l’a décrit comme un mélange harmonieux d’éléments variés tels que chercheurs, professeurs, experts, start-up, industriels, écoles et officiels, visant à créer un cocktail novateur et réussi. Il a exprimé une préférence pour une approche où les idées peuvent être critiquées, soulignant le potentiel d’une critique constructive, empruntant ainsi à la philosophie grecque.

En guise de conclusion, Santoro a rappelé le succès retentissant de la première édition axée sur les bâtiments intérieurs, qui a abouti à cinq projets concrets et à des réussites notables. Malgré une certaine appréhension quant à la deuxième édition, il a souligné que cette pression était bénéfique, encourageant vivement l’audience à s’inspirer, à apporter de l’énergie, à critiquer de manière constructive et à tirer pleinement parti de cette expérience enrichissante.

Durabilité, technologie et résilience pour la Supply Chain industrielle

Khelil Chaïbi, président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, a mis en lumière les opportunités cruciales pour la Supply Chain industrielle. Il a souligné les impératifs de durabilité, de technologie et de résilience dans un monde confronté à des défis croissants. Chaïbi a insisté sur le fait que la durabilité n’était plus une option, mais une nécessité à intégrer à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement. Il a appelé à un engagement envers l’innovation et la pérennité, soulignant la responsabilité environnementale.

La technologie a été présentée comme le moteur de l’évolution, offrant des opportunités pour accroître l’efficacité, réduire les coûts et minimiser l’impact écologique. Chaïbi a souligné la nécessité de résilience, qualifiant cela de clé pour la survie et la prospérité dans un monde imprévisible.

Il a exprimé aussi sa gratitude envers les invités représentant une diversité extraordinaire, soulignant que chacun apportait une perspective unique. Le président de la Ctfci a conclu en soulignant que chaque étape vers une situation plus durable, technologique et résiliente était un pas vers un avenir prometteur.

Les jeunes, source d’innovation et de solutions pour les entreprises

De son côté, Khawla Khedimy, présidente d’Enactus Tunisia, a partagé sa satisfaction concernant le niveau atteint par les études entreprises. Elle a souligné l’importance du partenariat avec Safran et l’opportunité pour les jeunes de résoudre les problématiques des entreprises à travers des projets de startup.

Khedimy a salué le partenariat avec Safran comme une source d’adrénaline pour s’ouvrir aux entreprises, mettant en avant la capacité de la jeunesse à résoudre les problématiques des entreprises à travers des projets de startup.

Elle a aussi souligné l’importance de la Supply Chain dans tout projet, justifiant ainsi le partenariat avec Safran. Khedimy a encouragé la collaboration pour trouver des solutions en utilisant la créativité et l’audace de la jeunesse en tandem avec l’expérience de Safran.

L’innovation, compétence essentielle pour les ingénieurs

Le directeur de l’Enit, Kamel Ben Saâd, a, quant à lui, qualifié l’événement de plateforme inestimable pour valoriser les travaux de recherche et promouvoir la qualité des ingénieurs diplômés. Il a plaidé en faveur de l’innovation en tant que compétence essentielle pour les ingénieurs.

Ben Saâd a souligné la nécessité de consolider les liens avec l’ingénieur, marquant la fin de l’époque où ils étaient formés dans un moule préétabli. Il a ajouté que l’innovation est aujourd’hui l’une des compétences essentielles que tout ingénieur doit acquérir au cours de sa formation.

Ben Saâd a encouragé les élèves ingénieurs à exprimer librement leurs idées, à ne pas craindre les conflits d’idées tout en préservant leur créativité. Il a souligné que l’aspect innovant peut émerger lors de la phase de quantification d’un projet, lorsque l’idée initiale se transforme en une vision globale.

Le directeur de l’Enit a également souligné l’importance pour les chercheurs de développer de nouveaux concepts théoriques, de les démontrer de manière approfondie et de valoriser leurs travaux, tout en insistant sur la nécessité pour les chercheurs de se rapprocher du monde socio-économique et de l’industrie pour que leurs résultats soient concrets et aient un impact direct sur la société.

En revenant au thème de l’innovation, Kamel Ben Saâd a souligné que c’est l’un des moteurs qui propulsent les sociétés vers l’avenir en repoussant les limites et en créant des solutions aux défis auxquels nous sommes confrontés. Dans le domaine de l’ingénierie, il a noté que l’innovation est particulièrement passionnante, car elle demande une combinaison de créativité, de rigueur scientifique et de persévérance. Pour lui, l’innovation en ingénierie ne se limite pas à la croissance économique, mais englobe également des techniques scientifiques efficaces, des méthodes de fabrication durable et des approches novatrices.

Les impératifs de l’avenir pour les secteurs automobile et aéronautique

Felix Sarrazin, responsable programme à la GIZ, a souligné l’importance des secteurs automobile et aéronautique en tant que moteurs clés de la croissance et de l’emploi en Tunisie, grâce aux investissements et à l’innovation qu’ils génèrent. Face aux changements majeurs auxquels le secteur exportateur est confronté, tant au niveau technologique que de la supply chain mondiale et de la transition énergétique, il a souligné le besoin et la capacité d’innovation du secteur.

Dans ce même cadre, il a mis en avant plusieurs aspects essentiels pour l’avenir et la valorisation des secteurs automobile et aéronautique en Tunisie. Parmi ces aspects, il a cité l’importance d’une supply chain résiliente, durable et innovante.

Sur un autre plan, Sarrazin a présenté le projet de partenariat pour l’emploi, financé par l’initiative spéciale de la GIZ, sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, qui vise à améliorer les conditions d’investissement et de croissance en Tunisie, en collaboration avec les entreprises des secteurs aéronautique et automobile. Le projet s’articule autour de quatre axes, comprenant le renforcement du cadre d’investissement par le dialogue politique, la formation continue au sein des entreprises avec des initiatives telles que la Tunisian Automotive Management Academy (Tama), le soutien à la mise en œuvre des objectifs de développement durable et des exigences de responsabilité sociétale et environnementale des entreprises, y compris la documentation et la réduction de l’empreinte carbone, ainsi que la transition énergétique et l’innovation.

Il a affirmé que la GIZ n’est qu’un acteur parmi d’autres, collaborant avec les structures étatiques, les institutions d’éducation, les associations sectorielles telles que la Jica, la Tama…, et, bien sûr, avec des acteurs privés tels que Safran.

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