Coupe de la CAF | Le CA cartonne à Luanda : Un réel coup à jouer !

 

Le CA enchaîne, valide, caracole et, derrière lui, forcément, se referme un interminable tunnel dans lequel il s’était engouffré voilà quelques années..

Les retrouvailles avec la C3 auraient pu être brutales mais après la chute en déplacement face à Bahir Ketema,  le CA s’est vite remis en selle et a enchaîné trois victoires de rang, dont deux de suite en phase de groupes. Aujourd’hui donc, le CA gagne, enchaîne et caracole. Et en passant, c’est son coefficient CAF qui s’améliore en attendant de renouer avec les tours avancés d’une compétition continentale. Il y a quelques mois, après certains matchs poussifs face à Gafsa et au ST à Radès (en Ligue 1) et en Ethiopie (tour préliminaire de la C3), l’on pouvait s’avancer à craindre pour le CA. Craindre aussi en Coupe de la CAF, après la qualification en phase de groupes, d’être encerclé par des cadors du continent, et donc de voir ses chances de s’extirper de ladite poule quasiment réduites à néant. Mais le CA n’a pas pour habitude de jouer les faire-valoir. Jusque-là donc, l’issue provisoire est plutôt appréciable et les Clubistes ont forcément un réel coup à jouer dans cette compétition.

Plan de jeu adapté

Actuellement donc, après sa seconde sortie victorieuse en phase de groupe, en Angola cette fois-ci, le CA tient logiquement le rôle de favori de cette poule, et à l’avenir, l’affronter ne sera un cadeau pour personne. Plus encore, privé de Sghaier, Eduwo et Souissi (parmi les renforts de l’été),  Saïd Saïbi a su intelligemment adapter son plan de jeu en puisant dans son vivier, érigeant un 4-3-3 qui a su brièvement contenir puis se projeter et porter l’estocade. Des constantes et des alternatives viables au sein du groupe, voilà ce qui permet au CA d’engranger et d’enfiler ces derniers temps. La paire Omrani-Cherifi dans l’axe, Hamrouni et Zaâlouni sur les flancs, le tandem Khélil-Wissem Ben Yahia au charbon, Chiheb Laâbidi moins désaxé que d’habitude, dans un rôle d’animateur-relayeur, le duo Srarfi-Meziani sur les couloirs et enfin Hamdi Laâbidi en pointe, c’était l’organisation du jeu contre le club d’Academica. Le coach a donc trouvé la parade face à l’Académica Petróleos Clube do Lobito, dans son jardin du stade 11-Novembre de Luanda. Maintenant, s’il y a de bonnes raisons d’espérer, y a-t-il de quoi en faire un sérieux prétendant au carré final, voire un candidat pour l’apothéose, là où tout est question de mental et de gestion des émotions? Gageons que le CA a les atouts pour y parvenir, ne serait-ce que grâce à la folle intensité qu’il met dans son jeu en début de rencontre et lors de ses temps forts. Nous n’en sommes pas encore là cependant, et les fans ont raison de tout d’abord savourer et apprécier ce qui a été accompli. Le CA valide et, derrière lui, forcément se referme un interminable tunnel dans lequel il s’était engouffré voilà quelques années. C’est amplement suffisant pour apprécier aujourd’hui chaque seconde de cette nouvelle ère clubiste.

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