UST : Sami Gafsi, pari gagné !

 

Entre l’equipe méconnaissable des «Bleu et Rouge» lors de la première phase et celle conduite par le nouvel entraîneur des Tataouinois, il n’y a pas photo.

Certes, il est un peu tôt pour évaluer le bilan du coach Sami Gafsi comme chef du staff des Lions du Sahara. Il vient à peine de succéder à Mohamed Ali Mâalej qui a préféré jeter l’éponge plutôt que de continuer à gérer une situation des plus délicates avec l’UST. Au terme d’une première phase catastrophique, les statistiques semblaient donner raison à l’entraîneur partant. Avec 9 points en 12 matches, 2 victoires, 3 nuls et 7 défaites, 6 buts marqués contre 17 encaissés, on ne pouvait que redouter effectivement pour l’UST un avenir des plus sombres. Mais si Mohamed Ali Mâalej a baissé les bras, le président du club, Akrema Whadhen, lui, a continué de croire à un possible sauvetage et à un rapide sursaut durant la deuxième phase. La clé de la réussite était le choix d’un entraîneur qui n’a pas peur d’affronter les gros défis et qui a l’expérience des missions impossibles. Il a fait appel, le 17 janvier dernier, à Sami Gafsi qui a roulé sa bosse un peu partout en Ligue 2 et sauvé plus d’une équipe du naufrage. Il commence à récolter les premiers fruits de cette sage décision. L’UST a terminé la première phase 6e avec l’avantage précieux de 2 points de bonus. Une grande bouffée d’oxygène après les grandes frayeurs, la crise de résultats et de confiance du début de saison.

Changement de stratégie

La phase du play-out est un mini-championnat où on joue sa survie en Ligue 1. Quatorze matches qui sont tous des matches-chocs où chaque point compte pour le résultat final. Il faut donc les aborder et les gérer comme des matches de coupe où le résultat doit primer sur la manière. C’est l’épreuve qu’il faut pour un Sami Gafsi qui n’est pas un grand adepte du «il vaut perdre en bien jouant que de gagner en jouant mal». Contre l’ASM, il fallait vaincre avec intelligence une équipe qui est partie avec 0 point de bonus. Le succès par 2 buts à 1 lui a permis d’obtenir 5 points d’avance sur un premier concurrent direct pour le maintien (2 points du bonus + les 3 points de la victoire). Pour le second match contre l’ES Métlaoui dans son fief, il ne fallait pas jouer les héros et la priorité a été donnée pour le moindre bien, le match nul. Deuxième mission accomplie avec succès. Un nul vierge et un point précieux de grappillé. Résultat : deux points d’avance sur l’équipe du Bassin minier pourtant partie avec 3 points de bonus (6 contre 4 en deux matches).

Les secrets de cette métamorphose

Sami Gafsi a mis la bonne recette pour atteindre l’objectif pour lequel il a été appelé : une équipe et un système de jeu équilibrés. Une défense à quatre devant un bon rempart de sécurité : le gardien Hamza Ghanemi formé à l’Espérance. Deux bons latéraux : Hazem Mounadi sur le côté droit et Ghassen Mahersi sur le flanc gauche. Une excellente paire dans l’axe avec le Sénégalais Aziz Diaw aux côtés d’Achraf Médenini. Deux demis défensifs qui dressent un premier rideau de sûreté devant cette défense (Kouni Khalfa et Mohamed Jemaï) et font de l’assise défensive des Tataouinois une vraie toile d’araignée. Au niveau du compartiment offensif, il y a une grande variété de profils et de formules avec les Mohamed Ali Hosni, Fabien Winsley, Mouêmen Rahmeni, Ziad Ounalli et Ahmed Hadhri. Des attaquants créateurs de premier plan et des finisseurs redoutables. Plus la compétition avancera et plus cette nouvelle machine des Lions du Sahara carburera à fond. Avec un bon chef et commandant de bord : l’entraîneur Sami Gafsi. La meilleure recrue de l’hiver et un pari gagné d’avance.

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