Le temps est à l’action

Editorial La Presse

La Tunisie ne se relèvera qu’avec le courage et l’énergie de ses responsables et la conscience de ses citoyens. Ce petit pays qui a connu et surmonté toutes les épreuves ne retrouvera sa prospérité, son dynamisme qu’au prix de l’effort et du travail. Cela dit, certains responsables doutent encore de la capacité de ce pays à faire sauter tous les verrous qui entravent son décollage économique et social étant donné l’immensité de la tâche à accomplir.

C’est pourquoi il est important de mesurer la responsabilité si lourde qui leur incombe avant de prendre fonction. Servir ou partir pour laisser la place à ceux qui ne reculent devant rien pour réaliser les objectifs escomptés n’est plus un choix. Ce n’est pas non plus la victoire d’un responsable contre un autre qu’il faut chercher, mais celle d’une nation qui reprend confiance en elle-même, qui se remet à croire en son destin. Un peuple qui prouve aussi que tout n’est pas fini et qui se lève pour dire que, désormais, il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Un peuple qui a choisi le changement, la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Cette nouvelle attitude exprime une attente et une exigence exceptionnelles que nous n’avons pas le droit de décevoir.  Mais le temps presse et il faut accélérer le pas. Parce que les Tunisiens ont déjà trop attendu et que le conservatisme ne peut avoir d’issue que le déclin.

Car l’immobilisme est un acte suicidaire. C’est pourquoi les visites inopinées du Chef de l’Etat sur le terrain se suivent à un rythme soutenu. L’action de l’équipe gouvernementale se poursuit à un rythme allant crescendo.

Le message qui vient d’en haut est plus que clair : ceux qui cherchent à se mettre à l’abri en attendant de voir passer l’orage n’ont pas de place dans l’administration. Cette position d’indifférence et de mépris qui nourrit le désespoir et la révolte des citoyens ne paye plus.

Car une nouvelle voie est tracée pour libérer le pays de l’emprise de l’étranger, des bailleurs de fonds, des lobbies, des spéculateurs et des autres acteurs de la corruption et de la contrebande. Sur cette voie, on ne trahit pas, on ne ment pas, on n’oublie pas et on ne trompe pas. Mais on agit pour changer le quotidien et le rendre plus reluisant. Ce n’est que sur la foi de ces engagements que peut naître l’espoir.

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