Renforcement des écosystèmes des start-up dans la région Mena : Le programme «Bridge UP» à la rescousse

 

La vision du projet consiste à établir des connexions entre les écosystèmes de la région Mena et à construire un réseau durable à long terme.

Le programme régional « Bridge up, from innovation to creation » tire à sa fin. Une conférence a été, récemment, organisée en présence de startuppeurs et d’experts du domaine de l’innovation pour présenter les premiers résultats dudit programme. Il s’agit, en effet, d’un projet qui est porté par « The Dot » en partenariat avec « Spark » et qui est financé par l’Union européenne.

Son objectif : appuyer des structures d’accompagnement pour les entrepreneurs et les start-up dans la région du Moyen-Orient, en mettant particulièrement l’accent sur le Liban, la Palestine, la Jordanie et la Tunisie.

Accéder aux marchés extérieurs

Initié en avril 2023, Bridge Up s’articule autour de deux principaux axes, à savoir l’amélioration des activités des SSO dans ces pays et l’appui à l’internationalisation des start-up. « Nous avons mis en place tout un programme de formation et d’accompagnement personnalisé pour les start-up issues de ces quatre pays pour les aider à s’internationaliser et à accéder à des marchés extérieurs », a fait savoir Zeineb Messaoud, directrice exécutive de « The Dot ».

La conférence qui s’est étalée sur deux jours a constitué un cadre idéal pour créer le lien entre les différentes structures basées dans les pays concernés par cette initiative. « On voulait que cette conférence crée le lien aussi bien entre les pays cibles du projet qu’avec nos partenaires africains. « The Dot » est déjà installé depuis trois ans. Nous disposons de partenariats avec d’autres structures d’accompagnement dans des pays africains, comme le Maroc, l’Algérie ou le Sénégal. Nous avons donc invité tous nos partenaires, à collaborer lors de cette conférence régionale dans l’objectif de saisir et de créer des opportunités ensemble et d’offrir une sorte de plateforme d’échange entre l’écosystème tunisien et le monde », a ajouté Messaoud. Au total 35 start-up ont pu bénéficier du projet, dont une dizaine sont tunisiennes. Venant de divers horizons, ces start-up ont pu accéder à un programme de formation de cinq semaines qui touche toutes les thématiques liées à l’internationalisation des entreprises. « L’objectif est qu’à la fin de ce programme, les start-up bénéficiaires puissent avoir un plan d’internationalisation qui est revu et peaufiné par des experts. La vision du projet consiste à établir des connexions au sein de la région Mena et à construire un réseau durable à long terme. Cela permettra d’optimiser l’impact sur les divers écosystèmes », a souligné de son côté, Abdelaziz Ben Malek, chargé du projet Bridge Up à The Dot. Interrogée au sujet de la maturité des start-up en Tunisie, Amel Saidane, présidente et cofondatrice de l’association « Tunisian Start-up », a affirmé que l’écosystème tunisien a bien travaillé pendant ces cinq dernières années pour construire les fondamentaux et qu’il est, aujourd’hui, temps de préparer le passage à l’échelle. «On a l’impression qu’il y a une énergie qui est bloquée, qui a besoin de se libérer. Car aujourd’hui, on compte plus d’un millier de start-up labellisées et plus de 50 structures d’appui SSO, mais il s’agit vraiment de préparer la mise à l’échelle pour permettre à ces start-up de grandir et se développer à l’international. Et cela suppose évidemment un développement du cadre « Start up Act 1.0 » pour passer à la version 2.0. Mais également une évolution de la réglementation de change pour que ce potentiel se réalise », a-t-elle conclu.

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