Elus municipaux- Habitants:  Les rapports loin d’être au beau fixe !

Avec l’amoncellement des ordures dans beaucoup d’endroits, sans aucune intervention de la part des autorités municipales, on n’a pas l’impression qu’il y a un pilote à bord.


Jamais l’action municipale n’a été faite dans la dentelle. Outre la propreté et le ramassage des ordures ménagères qui posent toujours problème, le rapport élus- habitants est loin d’être au beau fixe. Une évidence se dégage : les deux s’ignorent ! Idem pour les aspects liés à l’esthétique urbaine, un point important qui ne figure quasiment pas à l’ordre du jour de nos communes.

Le courant passe mal !

Généralement, les administrés ne connaissent pas les membres de leur conseil municipal. Ils ne les ont jamais vus sur le terrain. En effet, au vu des manquements, ils sont convaincus que ces responsables municipaux ne se déplacent pas sur les lieux pour inspecter leur ville et relever les carences et les défauts susceptibles d’être réparés. Avec l’amoncellement des ordures dans beaucoup d’endroits, sans aucune intervention de la part des autorités municipales, on n’a pas l’impression qu’il y a un pilote à bord.

L’idée qui prévaut chez bon nombre de citoyens, c’est que ces édiles ont la tête ailleurs et que l’action municipale ne leur dit rien. En témoignent, par exemple, ces multiples nids- de-poule parsemés ici et là, sur tous les parcours des voitures et le sort réservé aux trottoirs.

Côté prestations administratives, les différents habitants éprouvent toutes les difficultés à se faire délivrer des documents officiels avec ces longues files d’attente et le manque de personnel. D’autres services laissent à désirer, se faire délivrer des démarches labyrinthiques à entreprendre. Tel le cas des permis de bâtir. Les délais trop longs ou les difficultés pour contacter un responsable à propos d’un renseignement ou d’une formalité dissuadent plus d’un. Bref, le courant passe mal entre ces “élus” locaux et leurs administrés.

Des cours des miracles !

Pour ce qui est de la question de la qualité de vie, de l’esthétique urbaine ou de la sécurité, il y a fort à parier que c’est la der des ders de leurs préoccupations. L’aspect urbain va en se dégradant et on ne voit aucune mesure pour y remédier.

Les initiatives n’existent pas. Car personne ne se sent concerné et il n’y a pas de travail d’équipe. De plus, l’éventuel apport du citoyen est, royalement, ignoré.  Donc, ni consultation, ni communication malgré tous les moyens qu’offrent les nouvelles technologies.

Ceci étant, il faut noter que la prolifération des étals anarchiques est d’une actualité brûlante dans toutes nos cités. Malgré la campagne engagée contre cette anomalie, des “marchands” occupent, illégalement, les espaces les plus en vue pour exposer des produits divers. Leurs sites de prédilection sont les grandes surfaces où ils s’installent tranquillement et occupent comme bon leur semble les passages et rendent les accès très gênants.

Ce qui est, vraiment, très déplorable, c’est qu’ils évoluent librement, sans prendre en considération les autres personnes qui viennent faire leurs courses dans les magasins. Ils accaparent une bonne partie de l’espace réservé aux clients de ces grandes surfaces et imposent leurs lois et leur rythme (cris pour attirer les acheteurs, disputes avec ceux qui osent leur faire des remarques…).

Avec leurs camionnettes, ils squattent les parkings réservés, en principe, aux clients de ces magasins.

En fait, c’est à des cours des miracles qu’on assiste quotidiennement devant les supermarchés ou les autres grandes surfaces. On les a vus à quelques pas d’un hôtel de ville dans une ville de la banlieue sud !

En vérité, il n’est pas dans notre intention d’interdire à ces gens de gagner leur vie. Mais que cela se fasse dans le respect des clients et des lois.

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