Les projets bloqués, un problème à traiter coûte que coûte

Editorial La Presse

 

DE nombreux projets, souvent d’ampleur, sont en attente, voire carrément bloqués dans les différentes régions. Sachant que ces blocages sont dus, en général, à des considérations d’ordre législatif et procédural inappropriées et dépassées.

S’agissant d’une question qui refait surface sur la scène depuis quelque temps, elle est constamment évoquée au plus haut niveau, comme cela a été le cas lors de la réunion du Président de la République, vendredi 13 avril 2024, avec la ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargée également de diriger le département des Transports et au cours de laquelle il l’a exhortée à accélérer la mise en œuvre de certains de ces projets bloqués.

En tête de liste vient  le grand projet du Stade d’El Menzah dont la réhabilitation est le fruit de la coopération tuniso-chinoise, avec à la clé le réaménagement de l’ensemble de la cité sportive et de bien d’autres installations, à l’instar de la piscine municipale du Belvédère.

A l’origine de ces blocages, des lourdeurs administratives, des procédures fastidieuses, la multiplicité des intervenants et, bien entendu, l’inévitable corruption, triste œuvre des lobbies qui craignent pour leurs propres intérêts.

Pourtant, et selon les déclarations du Chef de l’Etat, rien ne doit entraver la mise en œuvre  des projets en question, a fortiori lorsque les fonds sont décaissés, toutes les procédures finalisées et les maîtres d’œuvre désignés.

Il est à rappeler que d’Enfidha à la Cité médicale de Kairouan, en passant par de grands chantiers d’infrastructure, barrages, ponts, autoroutes… la durée des projets est presque toujours prolongée au grand dam des populations. Qui les bloque et pourquoi ?

En tout état de cause, ces blocages occasionnent des pertes sèches au budget public, des coûts additionnels pour les contribuables tunisiens.

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