Migration clandestine : Ça s’accentue à Zarzis !

 

Il ne se passe pas un jour sans voir des subsahariens débarquer à Zarzis, après avoir franchi clandestinement nos frontières du côté de la Libye et de l’Algérie, avec l’intention de rejoindre, par la suite, l’Italie.

Coincés sous nos cieux, certains migrants ont choisi de louer des petits studios ou des garages et d’y habiter à quatre ou plus. Les autres ont préféré se rassembler par dizaines ou centaines dans des endroits sis près de la côte, là où il y a des bateaux et des barques.

Et malgré les tournées incessantes des agents de la garde maritime et le contrôle qu’ils effectuent autour des ports de pêche, ces migrants parviennent à s’emparer de certains bateaux et prendre le large vers Lampedusa. Lors de la cueillette des olives, ces migrants en situation irrégulière ont pris d’assaut les oliveraies dans la zone touristique, non loin de la mer où ils ont dressé des tentes en plastique et saccagé les oliviers. Du coup, des confrontations ont été déclenchées avec les riverains, ce qui avait, pas mal de fois, interpellé les autorités régionales qui les ont transférés dans un lieu d’hébergement à la sortie de la ville.

Ayant agressé un jeune de 16 ans à l’arme blanche, ces migrants ont été placés dans un centre dans la localité de Jderya, à une trentaine de kilomètres de la ville et dont les habitants sont tous des marins-pêcheurs exerçant dans le lac d’El-Biban. Mais, là aussi, sitôt installés, ils ont commencé à traquer les bateaux, pendant la journée, et tenter de s’enfuir le soir, profitant, ces derniers jours, des conditions climatiques assez favorables.

Des tentatives déjouées

Pas plus tard que l’avant-veille de l’Aïd, nos gardes-côtes ont déjoué trois tentatives de migration, parmi quatre programmées, à l’heure de la rupture du jeûne. Sur place, nous avons rencontré un marin-pêcheur qui n’a trouvé que l’ancre de son bateau gisant au fond de la mer : «Heureux est celui qui trouve sa barque et son moteur, en se réveillant le matin», nous dit-il. Et d’ajouter : «Nous avons entendu parler de ce phénomène, mais nous ne l’avons jamais connu  ici. C’est avec l’arrivée d’un nombre de subsahariens que le risque de perdre son unique source de subsistance avec sa famille est devenu grand». Puis, il enchaîne en soupirant, le regard viré vers quelques barques en mer : «Depuis un certain temps, nous avons remarqué des véhicules utilitaires et des louages circuler ici. Nous avons eu des soupçons parce que nous nous connaissons bien tous. Venant en aide à la garde maritime de la place qui fait déjà de son mieux, quelques citoyens et moi-même avons intercepté un Tunisien en possession d’un bateau qu’il a dit avoir acheté d’un Soudanais moyennant 20 mille dinars. Si ça continue de la sorte, ça va mal tourner », finit-il par alerter.

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