Le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA), engagé dans des combats avec des forces rivales près de Tripoli, a indiqué être prêt à respecter une trêve lors de l’Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, comme le réclame l’ONU, mais sous conditions.

« Soucieux d’alléger les souffrances des citoyens et de permettre aux travailleurs humanitaires d’accomplir leur mission », le GNA, a indiqué dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, qu’il « acceptait une trêve humanitaire pour les jours de fête d’Al-Adha » (dimanche, lundi, mardi en Libye) mais à « quatre conditions ».

Ce gouvernement, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, réclame que la trêve concerne « toutes les zones de combats, avec cessation des tirs directs et indirects et de tout mouvement de troupes ».

Il veut également « l’interdiction des vols et des survols de reconnaissance dans la totalité de l’espace aérien ainsi que de tout départ d’avion des bases aériennes ».

Les forces du GNA se battent au sud de Tripoli pour repousser une offensive lancée le 4 avril par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est de la Libye, afin de s’emparer de la capitale libyenne.

Les forces pro-Haftar n’ont pas indiqué si elles comptaient ou non accepter la demande de l’ONU d’une trêve pour l’Aïd al-Adha.

La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) avait demandé « un accord écrit des parties, au plus tard vendredi minuit ».

Le chef de la Manul, Ghassan Salamé, a déjà appelé plusieurs fois à des cessez-le-feu mais sans succès.

Le GNA a appelé la Manul à « garantir la mise en oeuvre de cette trêve et à relever toute violation ».

Selon un dernier bilan vendredi de l’Organisation mondiale de la santé, les combats aux abords de Tripoli ont fait 1.093 morts et 5.752 blessés depuis le 4 avril ainsi que plus de 120.000 déplacés.

 

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