Hier, mardi 13 août, les Tunisiennes et les Tunisiens auraient aimé célébrer une double fête : le 63e anniversaire du Code du statut personnel (CSP), d’une part, et l’adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de l’initiative législative de feu Béji Caïd Essebsi relative à l’égalité successorale, d’autre part.

Malheureusement, le mandat législatif 2014-2019 a pratiquement vécu et l’initiative du Président Caïd Essebsi est restée sans suite et certains parmi les politiciens les plus optimistes soutiennent, mais sans beaucoup de conviction, qu’elle sera  transférée au prochain parlement qui sera issu des législatives du 6 octobre prochain.

Mais afin que le dossier de l’égalité successorale quitte les tiroirs de l’ARP et revienne au-devant de la scène politique, il faut bien que les partis qui en sont convaincus et les militants de la société civile qui œuvrent pour sa réactivation, en signe de fidélité à la mémoire du président Caïd Essebsi, puissent s’imposer lors des prochaines législatives comme une force politique et sociale qui aura son mot à dire et ses approches à faire valoir.

Hier, les déclarations et les réactions des militants et militantes de la société civile et des rares politiciens à se souvenir du 13 août en tant que fête de la Femme allaient plutôt dans le sens de la réactivation de l’initiative présidentielle et ont dénoncé les forces qui ont tout fait pour que le projet de loi en question soit étouffé dans l’œuf.

Rares étaient ceux qui ont exprimé leur engagement personnel ou celui de leur parti pour la poursuite du combat afin que l’égalité successorale devienne une réalité concrète, que le rêve de feu Béji Caïd Essebsi se concrétise et que la femme accède au statut de partenaire égale à l’homme, de par ses spécificités et ses compétences qui ne sont plus à démontrer.

Et n’en déplaise aux forces obscurantistes, de repli sur soi et de retour à un passé qu’on voudrait rayer de notre mémoire, le combat pour la liberté de la femme, son émancipation et surtout sa participation à l’édification de la Tunisie démocratique se poursuivra avec la conviction que l’égalité inscrite au sein de la Constitution sera irréversiblement consacrée dans le vécu quotidien des Tunisiens.       

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