La polémique qui a accompagné la révélation par l’Isie des noms  des députés qui ont parrainé les candidats à l’élection présidentielle dont le premier tour est programmé pour le 15 septembre prochain, les débats et les échanges qui ont  dominé le paysage politique national ces derniers jours et les commentaires ou indiscrétions sur ce qui se passe réellement  au sein de l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie) ont un grand mérite dont plusieurs observateurs et analystes n’ont  pas manqué de valoriser l’importance.

Il s’agit, en  effet, de la révélation au grand jour des insuffisances et des dysfonctionnements qui marquent aussi bien les dispositions contenues dans  la loi électorale qui présidera aux rendez-vous du 15 septembre et du 6 octobre prochains que le modèle de fonctionnement ou de gouvernance choisi par le conseil de direction de l’Isie dans la gestion de ces échéances que beaucoup considèrent comme décisives pour la jeune expérience démocratique tunisienne.

Il s’est avéré,  dans la pratique quotidienne, que les erreurs ou les manquements déjà révélés lors des élections législatives et présidentielle de 2014 ou notamment au niveau des parrainages des candidats au palais de Carthage, tant par les députés que par les électeurs, n’ont pas été rectifiés de façon à ce que toute tentative de falsification des signatures ou tout oubli ne puissent être commis.

Malheureusement, certains détails n’ont pas bénéficié auprès  des législateurs qui ont révisé la loi électorale de l’importance qu’ils méritaient et on s’est retrouvé dans une situation similaire à celle de 2014 où l’Isie a été obligée de laisser passer certains dépassements que la loi n’a pas prévu de sanctionner.

Aujourd’hui, bien que certaines erreurs se soient reproduites, on est en droit de reconnaître que la vigilance dont ont fait montre les associations spécialisées de la société civile, les médias et les partis politiques est de nature à nous rassurer que de telles erreurs ne seront plus commises à l’avenir.

De plus, la cohésion et la solidarité observées au sein du conseil de direction  de l’Isie, même si certaines parties n’ont pas manqué de souligner des signes de division ou de flottement qui menaçaient à un certain moment son action, sont aussi à mettre en exergue,  à encourager et à applaudir dans la mesure où c’est bien en tirant  les enseignements de ses erreurs qu’on peut avancer sur la bonne voie.

Du côté de l’Isie, il semble qu’on a décidé de faire de cette règle la devise sous laquelle Nabil Baffoun et ses lieutenants ont placé leur action.

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