Beach-handball : La Tunisie à la conquête de l’Afrique

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Le challenge continental, en prévision du Mondial US
Depuis son intronisation, il y a moins de trois mois, le bureau directeur de la Ligue nationale de beach-handball n’a pas chômé. Le temps d’installer ses quartiers dans un nouveau local flambant neuf et d’apporter des renforts en compétences, et le voilà parti sur les chapeaux de roues : séances de travail non-stop, opération séduction à l’adresse des sponsors, reprise des entraînements des deux sélections masculine et féminine, établissement des premiers contacts avec les homologues étrangères (la France notamment) en vue de la signature de conventions de partenariat. Le tout en prévision du premier challenge officiel, à savoir les championnats d’Afrique des deux sexes qui se dérouleront le mois prochain au Cap-Vert.

Le oui, mais

Cette ligue, chère à sa présidente Hana Guenaoui, est donc à créditer d’un démarrage tonitruant et prometteur. Toutefois, si la bonne volonté, l’enthousiasme et l’ambition sont là, il y a , hélas, un hic : le manque de fonds. Et ce n’est pas gai du tout, quand on sait que, pour financer la participation à la CAN du Cap-vert, le ministère de la Jeunesse et des Sports a, contre toute attente, délégué cette tâche à la Fthb ! Et l’on sait que celle-ci traverse  en ce moment la pire crise financière de son existence. Questions récurrentes : où la fédération puisera-t-elle pour garantir cette expédition africaine assez coûteuse (pas moins de 3 mille dinars, rien que pour le seul billet d’avion) ?

Pourquoi le ministère s’est-il désisté, bien qu’il ait officiellement avalisé la participation à ce rendez-vous continental ? La Ligue de beach-handball, encore à ses premiers balbutiements et donc pas encore suffisamment structurée, trouvera-t-elle assez de sponsors pour sauver la face ?

Et dire que nos deux sélections, fortes de joueurs et joueuses d’expérience et de grande valeur, sont foncièrement capables de rentrer du Cap-Vert avec le titre africain, ce qui leur permettrait de prendre part au championnat du monde prévu au mois d’octobre prochain à San Diego (USA).

Les sélectionneurs à pied d’œuvre

En attendant, c’est sur les rives de La Marsa que nos deux sélections s’entraînent déjà sous la houlette des deux techniciens Hajer Ayari (pour les dames) et Mohamed Taboubi (pour les hommes). Ces deux sélectionneurs incontestablement les meilleurs du pays dans leur spécialité grâce à leur longue expérience en beach-hand, sont en train de faire du bon travail. Pourvu que la Tunisie ne soit pas… privée du sacre africain qui est, de l’avis unanime d’experts en la matière, tout à fait dans ses cordes.

M.Z.

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