le tas accentue le flou et renvoit l’affaire est-wac à la caf : Un discrédit total !

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Quel que le soit le verdict, cette affaire aura frôlé le ridicule. D’après les coulisses de la CAF, l’EST devrait être déclarée vainqueur, mais attendons encore.

Si l’EST n’a pas été proclamée championne d’Afrique des clubs comme on l’a compris au début, cela ne veut pas dire que la sentence partielle du TAS est à son désavantage et qu’elle lui est défavorable. Loin de là, et d’après la lecture de maints juristes compétents (surtout pas ceux qui font des plateaux télé leur fonds de commerce), le TAS aura fait savoir indirectement à la CAF qu’elle doit se «ressaisir» en quelque sorte et rectifier le tir après son verdict prononcé à Paris. Le TAS a rejeté la décision de refaire rejouer le match retour sur terrain neutre. Même si cette décision rejetée l’est au niveau forme plutôt que fond étant donné l’incompétence du comité exécutif pour prendre de pareilles décisions. Le TAS examine encore les demandes de l’EST (étude en cours) étant donné que ces demandes sont liées par l’examen de la commission de la CAF habilitée. Du côté marocain, leurs demandes ont été rejetées. En somme, il faudra attendre la CAF et ce qu’elle va préparer cette fois. L’affaire, à la limite du ridicule, est déjà en examen au niveau de la commission de discipline selon la représentante de la CAF présente au TAS. Maintenant, la balle est dans le camp de la CAF qui doit mieux traiter le dossier, et qui doit statuer rapidement.
La complexité des éléments, le flou juridique (les textes n’ont pas pu cerner un cas pareil) et surtout les délais très longs pris (rappelez-vous que l’édition 2019-2020 commence dans une dizaine de jours), rendent difficile le pronostic, mais une chose est sûre, la décision de la CAF ne sera pas la finale. Le TAS parle de sentence partielle, et c’est lui qui va se prononcer en dernier lieu et clore ce dossier. On devra attendre les prochains développements du côté de la CAF qui traite cette affaire sur un double plan : un côté sportif (octroi du titre, décision de rejouer ou non le match) et un côté disciplinaire (sanctions contre les dirigeants fautifs dans les incidents du match de Radès). Quoi qu’il en soit, ce sera une édition discréditée et un pur scandale sportif. La CAF aura pris tout ce temps pour ne rien décider et la sentence du TAS est en fait une «humiliation» à la CAF et à son président Ahmed Ahmed. Comment un comité exécutif prend en charge une affaire pareille alors que c’est une commission qui doit le faire?
Le président de la CAF devra bien saisir le message du TAS. Il est toujours sous contrôle de la part de cette structure juridique suprême. Il ne pourra plus faire passer ce qu’il veut.

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