La culture du gaspillage !

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Editorial La Presse

De passage près de la gare TGM, vous pouvez apercevoir facilement une dizaine, voire une vingtaine de rames de métro en panne et endommagées pour diverses raisons (le nombre de vitres brisées à cause de jets de pierres est frappant !). Ceci sans compter les autres rames dans le dépôt. Frustrant quand on voit la misère dans laquelle se trouve le citoyen qui remarque la baisse de la fréquence des métros justifiée en grande partie par l’indisponibilité des rames de métro pas encore réparées. L’exemple des rames de métro endommagées et abandonnées résume le phénomène ou le fléau du gaspillage qui perdure depuis des décennies sur notre société. Eh bien, nous sommes une société qui gaspille ses ressources, qui ne fait que consommer d’une manière exagérée sans réfléchir. De l’eau jusqu’aux biens publics, une partie des Tunisiens se complaît à dilapider ses biens et ses deniers publics, peu importe la raison. Le plus grave, c’est que ce phénomène usurpant dure et dure au point de devenir une culture enracinée. On ne prête pas attention à la dégénérescence des moyens et des ressources naturelles dans la planète, dont surtout l’eau et les forêts, et on ne fait que consommer trop et en même temps gaspiller les ressources et les richesses limitées.

Tant qu’on n’accorde pas l’attention à un comportement civique et rationnel qui nous fait éviter les dérives du gaspillage, et tant qu’on n’apprend pas dès le jeune âge aux gens à conserver leurs ressources au sens large du terme, on souffrira toujours des méfaits du gaspillage. Il ne faut pas être en crise d’énergie ou de transport ou en manque de biens de consommation pendant un moment pour se rappeler le danger des diverses dilapidations. Il faut toujours agir en amont, dans la réflexion et les valeurs comportementales ce qui permettra de faire valoir un comportement citoyen qui préserve les ressources. Cela ne concerne pas que les citoyens, mais aussi l’administration où malheureusement la perte des ressources a atteint des sommets inimaginables. Ceci, on le paye au quotidien.

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