L’EST s’apprête à disputer la finale de la Coupe de Tunisie (ce dimanche 16h00 à Radès) : Le moral, un atout de taille !

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Il n’a peut-être pas une baguette magique,  mais il a réussi, en l’espace de 24 heures, à retaper le moral de ses joueurs. En remportant une large victoire devant l’US Tataouine et en donnant du temps de jeu à certains joueurs, Mouine Chaâbani s’est créé des conditions propices pour préparer la finale de la Coupe de Tunisie.

Le fameux choc psychologique a opéré avec Mouine Chaâbani, mardi dernier, avec à la clef une large et nette victoire devant l’US Tataouine sur le score de 3-0. Au-delà du résultat, les oubliés de Nabil Maâloul ont fait sensation lors de cette rencontre à commencer par Anis Badri qui a ouvert la marque après avoir été servi sur un plateau par un autre attaquant mal en point durant la période précédente, Mohamed Ali Ben Hammouda. Ce dernier, et à sa sortie en cours de jeu, a été coaché par Mouine Chaâbani qui lui a conseillé d’aller saluer le public. Un geste d’apaisement qui devra, à partir de dimanche, jour de la finale de la Coupe de Tunisie, ouvrir une nouvelle page dans la relation du joueur avec le public.

En entraîneur averti, Chaâbani sait que la réconciliation avec le public apaisera la tension et enlèvera des épaules du joueur une pression inutile. C’est dire que le jeune Ben Hammouda a manqué d’encadrement mental durant la période précédente. Du coup, au lieu de se concentrer sur son sujet, il s’est brouillé l’esprit avec des réactions inutiles en adressant un message aux supporters qui ne le portent pas sur le cœur de se taire, à chaque fois qu’il marquait un but.

Cela dit, Ben Hammouda a besoin davantage d’encadrement mental. Car le talent, il en a. Mais il a la fâcheuse habitude de se brouiller l’esprit et de mal gérer la pression. Une situation que son nouveau coach doit traiter et l’aider à la dépasser.

Abu Zraiq, cet attaquant qui revient de loin…   

Depuis qu’il a débarqué au Parc B, l’été dernier, le Jordanien Faysal Abu Zraiq joue de malchance. Il a eu du mal à s’adapter au départ avant qu’une blessure ne l’éloigne des terrains. Par ailleurs, quand il est réapparu mardi dernier, son surpoids sautait aux yeux. Mais ce qu’il a fait sur le terrain en l’espace d’une vingtaine de minutes de jeu devra amener le nouveau staff technique à reconsidérer son statut. Un joli but marqué dans le temps additionnel qu’il a entrepris seul, mettant en avant tout son talent, et ce, en dépit de son surpoids.

Et il n’y a pas que Badri et Zraiq qui ont retrouvé, mardi, le goût de jouer et, de surcroît, une bonne partie de leurs sensations. Zied Berrima et Farouk Mimouni ont livré également des prestations plus que respectables. C’est dire qu’il y avait un sérieux problème d’encadrement mental avant le retour de Mouine Chaâbani.

Ceci dit, les « Sang et Or » se sont retapé le moral mardi dernier. Or, le moral sera un atout de taille dimanche en prévision de la finale de la Coupe de Tunisie, d’autant que l’effectif sera lourdement amoindri pour cause de blessures.

D’ores et déjà, la saison est terminée pour trois joueurs-cadres : Moez Ben Chérifia, Hamdou El Houni et Ghailane Chaâlali, de l’aveu même du nouveau coach. C’est déjà beaucoup et à l’ancien-nouvel entraîneur « sang et or » de compenser leurs absences, car l’explication de dimanche, de surcroît une finale de Coupe devant un adversaire d’un autre calibre, l’Olympique de Béja, n’a rien à voir avec un match de championnat contre la lanterne rouge des play-offs aux arguments ô combien modestes.

Pour les joueurs « sang et or », le moral sera un atout de taille, mais ce ne sera pas suffisant tant qu’ils ne se dotent pas d’un mental d’acier. 

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