Zarzis, une des destinations prisées

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La presqu’île de Zarzis est une des destinations préférées des Subsahariens, où ils arrivent à pied en provenance de Ben Guerdane (45 km) et de Médenine (63 km) pour éviter le transport en commun. 

A voir comment se comportent les Africains subsahariens en se déplaçant en groupes, attirant l’attention et semant la pagaille de temps à autre, on peut dire que leur présence à Zarzis constitue une bombe à retardement.

Zarzis, leur destination préférée

Et parfois, les autorités régionales interervienent pour apaiser la tension, leur proposant s’ils voulaient être rapatriés avec leur consentement, mais ils refusaient, sous prétexte que leur pays est encore en guerre ou qu’ils sont suivis par des mandats de recherche…

Certes, nos forces de l’ordre en sont conscientes et averties. Elles surveillent de près les endroits de rassemblement de ces migrants dont le nombre augmente de plus en plus. Alors que les citoyens demeurent souvent méfiants.

La presqu’île de Zarzis est une destination préférée pour les Africains subsahariens, où ils arrivent à pied en provenance de Ben Guerdane (45 km) et de Médenine (63 km) pour éviter le transport en commun.

Ils s’adonnent à de petits métiers

D’ailleurs, on a vu ce qu’ils ont fait au Lac de Tunis, puis à la Cité Ennour, à El Amra et  à Jbeniana, à Sfax. Ils sont donc capables de semer la panique partout où ils vont et de s’installer là où bon leur semble, usant parfois d’armes blanches. On sait bien qu’ils veulent faire de Zarzis un point de passage vers la rive nord de la Méditerranée. C’est pourquoi nombreux d’entre eux n’y sont pas restés longtemps. Ils ont pris le risque et quitté la région par voie maritime.

En revanche, des milliers sont toujours là, dans la ville, et s’adonnent aux petits métiers pour ramasser la somme qui leur permettrait de rejoindre l’Europe. Nous avons parlé avec Hassen, un Camerounais trouvé au centre ville, accroupi seul et pensif. Il vient d’arriver de Sfax où il a perdu 2 mille dinars livrés à un passeur, puis il ne l’a plus revu, d’après ses dires. «Je suis revenu à Zarzis, parce que je n’ai pas d’autre choix, même si le billet coûte ici trois fois plus cher, soit 6 mille dinars. Quand j’aurais ce montant, je tenterai de nouveau ma chance », nous révèle-t-il à visage découvert. Pour lui, ce n’est pas un secret et plus qu’une aventure, c’est un ultime objectif.

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