Le secteur bancaire, un levier de croissance et de souveraineté

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Editorial La Presse

Le secteur bancaire a un rôle indéniable à jouer dans l’économie nationale, en général, et dans le financement de bon nombre de projets dont certains sont encore bloqués, sans oublier la participation effective dans la concrétisation des projets à caractère social.

Il s’agit là de questions passées en revue à la plus haute échelle, tout récemment, lors de l’audience accordée par le Président de la République au président du Conseil bancaire et financier, Néji Ghandri, et qui a eu à traiter, également, de l’accompagnement que le tissu bancaire est appelé à assurer au profit des jeunes entrepreneurs des entreprises communautaires.

Il faut dire que le secteur bancaire n’a jamais cessé de jouer son rôle de catalyseur du système financier dans le pays en répondant présent et en force lors de chaque lancement d’opération d’emprunt obligataire, confirmant, de la sorte, son apport décisif aux besoins de l’Etat chaque fois que le besoin se fait sentir.

En effet, la « toile » bancaire a souvent, pour ne pas dire toujours, assumé une responsabilité déterminante dans la croissance économique du pays grâce à son intervention en matière de financement en faveur des divers secteurs d’activité dont en particulier l’agriculture, la communication, le bâtiment et travaux publics, le transport et le tourisme.

C’est donc dans cet esprit et dans ce cadre que le tissu bancaire n’a pas hésité, un seul instant, à venir au secours des multiples secteurs économiques en ces moments de difficultés générales, accentuées par une conjoncture régionale et mondiale défavorable suite, outre les aléas naturels dont le facteur des changements climatiques, au déclenchement de conflits majeurs, en l’occurrence la guerre russo-ukrainienne et l’agression de l’occupant israélien contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.

Les banques tunisiennes soutiennent le renforcement du tissu socioéconomique de la Tunisie, convaincues qu’elles sont de la nécessité d’appuyer la volonté de l’Etat d’imposer son esprit d’indépendance vis-à-vis des diktats de certaines puissances, y compris ceux des instances dites financières qui, moyennant aides et investissements, tentent d’imposer une sorte de « colonisation » économique et de contrôle des volontés politiques et sociales dans les pays mis sous leur coupe.

Or, grâce à la tendance consistant à opter pour le compter-sur-soi et les nouvelles orientations en faveur de la coopération mise en place avec d’autres pays, la Tunisie est en train de lancer de nouveaux paris consistant à établir des partenariats gagnant-gagnant, de nature à consacrer la souveraineté nationale, sans la moindre ingérence, un principe si cher aux Tunisiens.

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