Ce soir, au Rio : Sayed Darwich, vie et œuvre

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Écrite à l’occasion du centenaire de la mort de l’artiste du peuple, œuvre-hommage dans un travail qui allie musique et jeu dramatique.

L’opérette «Sayed Darwich» du duo Soufiane Ben Farhat et Noureddine Ben Aicha sera présentée en avant première ce vendredi 28 juin au Rio, à partir de 19h00 et le 11 juillet au Théâtre de l’Opéra. C’est une œuvre qui vient témoigner de nouveau de la passion de notre collègue et homme de culture, Soufiane Ben Farhat pour la belle époque fortement glorieuse de l’après-guerre. Période riche en changements et bouleversements politiques et civilisationnels, mais aussi culturels et artistiques.  L’opérette «Sayed Darwich», le chant éternel, texte et mise en scène de Soufiane Ben Farhat, direction musicale de Noureddine Ben Aicha, est une représentation théâtrale et musicale (22 chansons) entrecoupée de scènes dramatiques et de tableaux chorégraphiques, retraçant la vie de l’artiste du peuple, fondateur de la musique arabe moderne, le Mozart des Arabes, le cheikh de la musique, du chant et du Tarab, Sayed Darwich.

La trame retrace son engagement résolu en faveur de sa patrie, sa défense indéfectible des paysans, des travailleurs et des marginalisés et son adoption de nouveaux styles et modes musicaux, tels que la Taqtuqa.

Autant d’engagements qui ont précipité sa mort suspecte et prématurée à l’âge de 31 ans, dans des circonstances douteuses, ”un assassinat ourdi par les forces d’occupation britanniques et de leurs sbires dans son pays”, comme l’affirme Bayrem Ettounsi, l’un des protagonistes de l’opérette, assassinat survenu juste après que Sayed Darwich a composé l’hymne Biladi, spécifiquement à l’occasion du retour du leader Saâd Zaghloul Pacha de son exil à Gibraltar en 1923. Et tandis que toute l’Égypte célébrait le retour du leader, l’artiste, trahi du peuple, faisait ses adieux en silence.   

Soufiane Ben Farhat s’est déjà engagé dans l’exercice de la mise en scène et de l’écriture. Chose qu’il connaissait déjà par le biais de sa vocation journalistique. Il a déjà écrit et produit la comédie musicale «Asker Ellil, les années folles», en 2019. Là, c’est une opérette pour laquelle il assume également la mise en scène.

Écrite à l’occasion du centenaire de la mort de Sayed Darwich, l’opérette Sayed Darwich comprend 22 chansons, dont deux écrites et composées par les deux maîtres d’œuvre, Noureddine Ben Aicha et Soufiane Ben Farhat.

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