Zarzis — Surexploitation du domaine public maritime: Nul n’est au-dessus de la loi !

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Concernant Zarzis, les haies de protection implantées dans le DPM passent par tous les restaurants se trouvant sur la route, à quelques exceptions près. Ce qui a généré un tollé, suite à quoi l’entrepreneur chargé du chantier a décidé de tout reporter après l’été.


La route RVE 972 qui longe la côte de Zarzis du grand port de pêche vers la route romaine ne cesse de poser des problèmes malgré son appartenance légale au ministère de l’Equipement. Inexistante à l’heure actuelle, elle est quasi impraticable, même devant les hôtels et dans plusieurs endroits.

C’est la raison pour laquelle des riverains ont profité pour y construire des habitations, des clôtures, des cafés et bien d’autres projets sans autorisation aucune. Cela passe, parfois, même sous les yeux de la municipalité. Ce problème ne se pose pas pour le tronçon allant de la corniche au virage Sonia qui a été goudronné, en plus de la construction d’une murette qui sauve, un tant soit peu, cette partie. Par ailleurs, au début de cette année, un Projet de protection du littoral tunisien (Pplt), consistant à protéger une partie de la côte des menaces de l’érosion et d’ensablement, est mis à jour. C’est un projet qui a été réservé aux délégations de Tabarka,  Dimasse, Monastir et Zarzis. Financé par la Caisse de la coopération tuniso-allemande, sur 4 km, il consiste à placer des haies contre le vent par une double rangée de bois de type sylvestre pour faire face à l’érosion et le dépassement du sable. Toutefois, des accès sont réservés pour les baigneurs.

La situation risque de dégénérer

Concernant Zarzis, les haies de protection implantées dans le DPM passent par tous les restaurants se trouvant sur la route, à quelques exceptions près. Ce qui a généré un tollé, suite à quoi l’entrepreneur chargé du chantier  a décidé de tout reporter après l’été.

Les plaintes portées aux parties concernées sont restées vaines. «Ni vu ni connu, c’est vraiment l’enfer», dit l’un des protestataires, dénonçant le non-respect de la loi. D’ailleurs, un responsable du ministère de l’Equipement a relevé un constat de surexploitation du domaine public maritime. Soit, certains restaurateurs, aussi réfractaires soient-ils, n’en font qu’à leur tête. Et par conséquent, imposer une amende ou même prendre une décision de démolition, aucune mesure n’est malheureusement prise en considération. Pourtant, tant d’autres cas ont fait systématiquement l’objet de sanctions.

Ainsi, l’on se demande pourquoi la municipalité fait la sourde oreille. La grogne des riverains monte, protestant contre toute forme de dépassements. «Il n’y a pas de raison que certains cafés ou restaurants ouvrent sans avoir les autorisations nécessaires et indispensables»,  s’indignent-ils. Il faut dire aussi que le temps de deux poids deux mesures est révolu. Quitte à voir la situation dégénérer à tout moment.

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