Iyed Mideni, révélation cabiste cette saison : «Nous constituons un groupe travailleur, solidaire et ambitieux»

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Iyed Mideni, milieu offensif ( ou régisseur ) du CAB, que le grand public a  découvert en cette fin d’année lors de la demi-finale et de la finale de la Coupe de Tunisie, a été une révélation heureuse. Il est  devenu rapidement la coqueluche des supporters «jaune et noir». Comme Driss Haddad, Abdeljellil Mahouachi, Mourad Gharbi ou encore Adnene Baghouli, Iyed est en passe de devenir leur digne successeur dans le même poste de régisseur et relayeur pour les années à venir. Très affable et toujours jovial, le milieu cabiste, qui n’a pas encore 20 ans, a bien voulu nous parler davantage de sa jeune carrière au CAB.

Comment êtes- vous venu dans le monde du football ? 

«Depuis mon jeune âge, j’étais  passionné  de ce sport populaire. J’avais 7 ans quand j’ai commencé à disputer des matches avec mes copains de quartier dans des terrains vagues d’abord puis dans le stade de Zarzouna dans des tournois. Et comme tout jeune débordant d’énergie,  je me dépensais  sans compter. Je jouais tellement longtemps que je rentrais  très fatigué à la maison».

Quand avez-vous signé votre première licence ? 

«C’était en 2015 au profit de la SSZ, j’avais alors 11 ans. J’y suis resté une saison en écoles B avant de passer au CAB une année plus tard en Écoles A sous la conduite des entraîneurs Bilel Gountassi et Bouraoui Gafsi. Et, petit à petit, j’ai gravi une à une les autres catégories».

Est-ce que vous vous rappelez votre premier match en équipe sénior? 

«Oui, bien évidemment ! C’était contre l’OB en amical, alors que nous étions en stage à Sousse avec l’entraîneur Karim Touati. C’est une date que je ne peux pas oublier puisque c’était mon jour d’anniversaire  le 30 août 2021. Je venais d’avoir 17 ans ! »

Et en match officiel ? 

«C’était une année plus tard, en Coupe de Tunisie contre l’AMS à Mégrine lors de la saison 2022-2023. Je suis rentré en cours de jeu.Mais en tant que titulaire, c’était contre l’EST, l’année passée à Bizerte, un match que nous avons perdu 2 à 0».

Revenons à la finale de la Coupe de Tunisie. Quelles sont les raisons, à votre avis, qui ont fait que vous soyez  à côté du sujet  ? 

«Nous avons plutôt  manqué de concentration. Ce n’est pas le manque d’expérience qui était à l’origine de notre défaite comme nous l’avons entendu dire  ici et là. Il est vrai que seuls Achraf Krir et Kaies Amdouni étaient habitués à ce genre d’épreuves si je ne m’abuse. Toutefois, le soutien inconditionnel de nos supporters, qui sont venus en masse, nous a fait oublier ce léger handicap s’il en est un. Nous avons évolué comme si nous jouions à  domicile. Enfin, il ne faut pas oublier  qu’on a dû recourir aux prolongations lors  des trois derniers matches de qualification ce qui nous a amoindris un tant soit peu sur le plan physique».

Que pensez-vous justement du public bizertin ? 

«Le CAB possède un public en or ! Il est discipliné et surtout connaisseur. Il est toujours là pour nous soutenir notamment dans les moments difficiles. Nous ne pouvons que lui être reconnaissants. Et parmi ce beau public, il y a mon père, mes frères… toute ma famille. Il mérite plus qu’un titre…».

On a remarqué que vous n’étiez pas dans la formation de départ à cette occasion. Beaucoup de vos fans avaient pensé que vous étiez légèrement blessé. Est-ce vrai ? 

«Non, pas du tout ! C’était un choix tactique de la part du staff technique. On a dû rectifier le tir en deuxième période de jeu. Je pense que la prestation s’est améliorée, après les changements effectués. La preuve est qu’à un moment donné, nous avons pressé notre adversaire dans sa zone. Et si la faute de main d’un défenseur stadiste dans la surface de réparation avait été sifflée, le match aurait pris une autre tournure. Il n’est pas évident que celui qui joue mieux ou qui est plus fort gagne automatiquement .Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Le football n’a pas de règles exactes! Mais je reconnais que le ST mérite cette consécration».

Quelles sont vos ambitions pour les saisons à venir ? 

«Je n’aime pas faire de la figuration. Nous formons  un groupe riche, constitué de jeunes et moins jeunes, tous travailleurs et très solidaires. Il n’y a pas, à ma connaissance, de joueurs qui vont quitter le club, ce qui permet de préserver la cohésion du groupe. Nous espérons donc faire mieux que l’exercice qui vient de s’écouler. Pour l’heure, nous avons pris un repos de dix jours, nous en avons besoin. Nous repartirons ainsi  de bon pied en vue de la préparation de la saison prochaine».

Le changement d’entraîneur ne serait- il pas un handicap pour continuer comme il se doit le projet tracé en commun par Maher Kanzari et le président Samir Yaacoub ? 

«Non, je ne pense pas. Il s’agit tout simplement d’un changement dans la continuité. Le nouvel entraîneur Imed Ben Younes, dont on dit beaucoup de bien, saura certainement guider le groupe comme l’a si bien fait son  prédécesseur. Il aura pour mission d’accomplir le projet du président du club».

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