Accueil Sport Le CSS tombe à Zarzis: Un manque fatal de réalisme

Le CSS tombe à Zarzis: Un manque fatal de réalisme

Le dernier espoir de rester aux trousses des équipes de la première moitié du tableau s’est évaporé à Zarzis. Un retour à la réalité pour les Sfaxiens.

La Presse— Lassâad Dridi et ses protégés n’ont pas pu arracher à Zarzis la victoire qui leur aurait donné la petite bouffée d’oxygène pour continuer leur fin de parcours avec l’envie d’améliorer leur classement et leur capital-points actuel. Même s’ils ont perdu tout espoir pour la quatrième place, l’objectif minimal de la saison compte tenu des efforts fournis à l’intersaison, ils n’ont pas pu échapper  au pire en essuyant une nouvelle défaite qui a fait sortir l’entraîneur des «Noir et Blanc» de sa réserve et même de ses gonds en déclarant «qu’avec l’effectif actuel très modeste sous la main et des joueurs incapables de conserver le ballon et d’en priver l’adversaire, on ne peut pas aller loin et mener à bien la tâche pour laquelle on m’a sollicité». Une déclaration surprenante qui a pris de court autant la direction du club que les joueurs eux-mêmes qu’il devait logiquement protéger, défendre et maintenir en éveil jusqu’à la fin de la saison.

Dans la gueule du loup

Lassâad Dridi était pourtant bien averti avant ce match contre l’ESZ de Anis Boujelbène. Dans ces mêmes colonnes, nous avons souligné le danger pour l’entraîneur sfaxien de tomber dans le piège d’opter pour un jeu ouvert face à des « Sang et Or » de Zarzis adroits dans l’attaque rapide et dans les transitions défense-attaque. Non seulement il n’a pas tenu compte des consignes de bien sécuriser derrière, voire d’opter pour une défense en béton en l’absence du gardien Aymen Dahmen, mais il s’est jeté aveuglément dans la gueule du loup. Il est allé d’entrée chercher les buts zarzissiens dans l’espoir de rééditer le match de Ben Guerdane et de trouver, en premier, le chemin du but. Mais cette entrée en matière, qu’il a voulue provocante et fracassante, s’est avérée stérile.

Il a très vite payé le prix de cette audace exagérée et sans moyens pour la réussir. Cinq minutes après la pause, une attaque rapide amorcée par les hommes de Anis Boujelbène à partir du milieu de terrain donne le premier but de l’ESZ inscrit par l’insaisissable Moumen Rahmani. En trois passes,  toujours avec la même aisance, les « Sang et Or » de Zarzis ont été à deux doigts de porter le coup de grâce au CSS en fin de match avec un tête-à-tête et un ballon qui a raté de quelques centimètres les filets de Mohamed Hédi Gâaloul. Une dure leçon de réalisme et d’intelligence tactique qui a fait revenir Lassâad Dridi sur terre au point de reconnaître son impuissance à changer le destin du CSS. « Beaucoup de déchets dans le jeu, trop de ballons donnés à l’adversaire, pas d’arrières latéraux de métier pour sécuriser les deux couloirs de la défense, c’est trop comme insuffisances pour espérer mieux », a-t-il affirmé pour résumer l’état des lieux.

Comme s’il ne les connaissait pas en acceptant le lourd fardeau laissé par son prédécesseur Alexandre Santos. Le CSS s’enlise et enchaîne les revers pour s’éloigner des premières loges. Une saison à oublier certainement, mais qui est encore très longue et très dure à subir pour l’ensemble sfaxien.

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