
La Tunisie adopte officiellement la blockchain pour la vérification des diplômes universitaires, dans le cadre du système arabe unifié de vérification de l’authenticité des diplômes. L’annonce a été faite ce vendredi 28 février 2025 par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, lors d’une journée d’information organisée par l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO).
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé entre la Tunisie et l’ALECSO en novembre dernier. Elle vise à renforcer la transparence, la sécurité et la crédibilité des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur tunisiens.
Mondher Belaid a souligné que ce système, basé sur une technologie avancée, permettra aux étudiants, aux institutions et aux employeurs de vérifier l’authenticité des diplômes en toute simplicité via des QR codes, sans avoir besoin de se rendre dans les universités. Une plateforme numérique sécurisée sera mise en place, permettant aux établissements de consigner les diplômes de manière fiable et infalsifiable.
Le ministre a aussi révélé que trois expériences pilotes ont été menées avec succès en collaboration avec le Centre de calcul El Khawarizmi. Ces tests ont concerné : l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis, l’Institut supérieur des études technologiques en télécommunications de Tunis et une institution universitaire privée.
Selon Mondher Belaid, cette avancée marque une étape cruciale dans la lutte contre la falsification des diplômes, un phénomène qui menace la crédibilité des systèmes d’enseignement supérieur à l’échelle mondiale.
La Tunisie devient ainsi l’un des premiers pays arabes à adopter la technologie blockchain dans le secteur éducatif, consolidant sa position de pionnier dans la transformation numérique de l’enseignement supérieur.