
Les Clubistes ont forcément un bon coup à jouer.
Grâce aux deux points grappillés en marge de la victoire sur tapis vert face à l’USBG, sans vraiment grimper au classement, le CA a cependant fondu sur les deux coleaders de la compétition. Maintenant, s’il est juste et logique de se réjouir de cette imprévisibilité, côté clubiste, il va falloir surtout mettre à profit ce destin favorable pour rivaliser jusqu’au bout avec les autres concurrents, l’EST et l’ESS, que le CA recevra, alors que pour le cas de l’USM, la tendance du duel à distance dépendra du chemin emprunté par les deux équipes.
Et puis, on ne le dira jamais assez, le titre ne se joue pas seulement sur les confrontations directes, mais en grande partie en validant face aux clubs pas bien classés, tels que l’ESM, le CAB et l’ASG qui recevront tour à tour le dauphin clubiste. Bien à sa place, toujours en espérant monter davantage en grade, le CA est forcément un prétendant plus que crédible dans la course au titre et celle menant à l’Afrique.
Sorti quelque peu indemne d’un cycle irrégulier, le CA n’a, cependant pas énormément perdu au change puisqu’il garde ses chances intactes jusque-là.
Et il va falloir maintenant repartir à l’abordage et tout faire pour rivaliser jusqu’au bout, jusqu’à la mi-mai, date du moment de vérité.
Après avoir battu le Stade Tunisien à Radès et eu gain de cause concernant sa réserve contre l’USBG, le CA peut continuer de croire en une fin de saison palpitante, pour peu que les rutilants de l’équipe, Hamdi Laabidi, Khadhraoui, Kinzumbi, Srarfi et Ait Malek flambent lors des cinq dernières rondes.
Le danger vient de partout
Cette saison au CA, le danger est aussi venu des bases arrières avec un Ali Youssef, buteur inspiré, un Bouabid qui a tenté sa chance avec succès et un Ben Abda qui a libéré les siens sur le fil. On y intercale les courses effrénées de Didof et de Zaalouni, et on dispose d’une alliance capable de pimenter le jeu clubiste quand tout est en accord. Au CA, pour être un acteur majeur sur cet exercice, il ne revient pas seulement aux attaquants de relever le défi.
Toutes les composantes de l’équipe doivent se montrer à la hauteur en restant soudées, avec de l’implication défensive, y compris des joueurs d’attaque et une poussée offensive des arrières quand la nécessité s’en fait sentir. Bref, l’équipe de Bettoni ne doit jamais desserrer l’étreinte, seule condition pour performer.
Aujourd’hui, avec Ait Malek, Srarfi, Hamdi Laâbidi et Khadhraoui en particulier, le CA dispose de joueurs qui permutent. Et avec (comme observé) peu de plongées des milieux qui pressent certes mais ensuite écartent plutôt le jeu, les Clubistes gagneraient à faire les efforts ensemble, que ce soit en situation de relance, de repli et de retour au charbon. La reprise est pour bientôt et le CA s’affûte dans l’optique du déplacement à Métlaoui, et bien avant à l’épreuve de l’UST à Tataouine en seizièmes de finale de la Coupe de Tunisie. Et pour revenir à la lutte pour le titre en fin de compte, l’on peut affirmer que volet postulants, aucun prétendant n’apporte plus de garanties que les deux ou trois autres.