
Après deux finales perdues face au rival « Sang et Or», le Stade Tunisien n’a pu inverser le cycle et a encore plié face au même adversaire.
La Presse — Un but sur penalty signé Blaïli, conséquence d’une main d’Arous sur la ligne de but, a donc permis à l’EST de signer une victoire étriquée mais suffisante pour enrichir davantage l’armoire à trophées. Ce faisant, sans revenir sur le déroulé de la rencontre, l’on rappelle cependant que le succès du champion en titre tunisien n’a pas mis longtemps à se dessiner avec une Espérance tout en maîtrise dès le début.
Sans être en surchauffe, l’équipe de Maher Kanzari a allumé les premières mèches par Konaté alors que le Stade n’a commencé à percer que vers la demi-heure de jeu par Bonheur Mugisha, puis par Khalil Ayari.
Dimanche, le Stade s’est heurté au métier et au réalisme de l’EST. Et il lui manquait forcément un attaquant percutant, véloce et précis dans la surface pour faire la différence. Malgré une production d’ensemble qui n’a rien à envier à celle de son adversaire, le Stade a donc subi la loi de l’EST. Circonstances atténuantes toutefois, le Stade a existé face au doyen, même s’il lui a manqué ce frisson, cette étincelle qui en a fait l’une des équipes les plus redoutées sur la scène locale depuis deux ans.
Lors de ce Super qui ne restera pas dans les mémoires en raison d’un rythme saccadé et de beaucoup de déchets dans le jeu de part et d’autre, le Stade a laissé passer sa chance de prendre sa revanche sur l’Espérance. Quelques situations intéressantes pour les Bardolais dans le jeu mais les attaquants stadistes, que sont Ayari, Jaouadi et Khemissi, n’en n’ont pas moins affiché beaucoup de maladresse à l’approche des buts adverses.
Marge de manœuvre restreinte
Lors de cette 20e édition de la Super-coupe de Tunisie, les choix du coach Khatoui n’ont pas donné entièrement satisfaction. Et pourtant, le technicien stadiste s’est montré conservateur en alliant prudence et audace, selon les situations de jeu. Avec un plan en 3-5-2, il a tenté de couper les lignes de transmission de l’EST et d’axer le jeu stadiste sur les projections rapides via l’effet de surprise recherché.
Comptant sur le trio Hedi Khalfa, Adem Arous et Marouane Sahraoui dans l’axe, Chokri Khatoui a aligné, à raison, des éléments qui ont des affinités en défense mais il fallait aussi aux pistons que sont Touré, Smaâli et Mugisha, aux côtés du milieu offensif, Ndao, de revenir au charbon autant que de relancer rapidement vers les attaquants nominaux que sont Jaouadi en pointe, Ayari à droite et Khemissi à gauche.
Face à l’EST, en défense, c’est sur le flanc gauche qu’il fallait remplir les blancs, là ou Yassine Mizouni aurait pu faire l’affaire. Ce qui impliquerait bien entendu un retour à un 4-3-3 classique, avec Yussuf Touré ou Amath Ndao qui en ferait les frais, volet équipe rentrante. Beaucoup de choses à revoir en rapport avec le plan de jeu et le choix des joueurs composant l’ossature stadiste en fin de compte. Mais avec une marge de manœuvre quelque peu restreinte, Chokri Khatoui pouvait-il faire mieux ?