Le ST se donne des raisons d’espérer : Dans la peau du challenger
Avec un brin d’opportunisme et beaucoup de réalisme, le Stade Tunisien peut monter les marches et s’installer dans la cour des grands.
La Presse — En mode revue d’effectif ces derniers jours, le Stade a tout d’abord plié face aux Congolais du FC Saint Eloi Lupopo, concédant une courte défaite, puis a carrément déroulé face au SAMB, surclassé (4-0) avec un doublé d’Amadou Dia Ndiaye et deux autres buts signés Aziz Sayhi et Rafaâ Riahi.
Le Stade de Chokri Khatoui s’est donc renouvelé ces derniers temps, pour ne pas dire réinventé avec les recrutements de Farhati, Elyès Jelassi, Aifia, Hanchi, Khemissi, Sghaïer, Jaouadi, Adissa, Ndiaye, Thiam, Habboubi, Saihi, Wafi, Godswill Emmanuel et la dernière recrue en date, l’arrière gauche Yassine Arfaoui, transfuge de la Jeunesse Sportive de La Manouba et ex-sociétaire du COT.
Un groupe rénové avec du sang neuf injecté. Un bataillon d’attaquants enrôlés, et ce, suite aux sorties de Ayari, Atoui et Dabbebi. Un milieu repensé, là aussi, après les départs du polyvalent Ouattara et de Mugisha Bonheur surtout, et, enfin, une défense juste corrigée, étant donné que le latéral gauche Nidhal Laifi est passé sous pavillon «sang et or» alors que l’axial Arous a mis le cap sur Kasimpasa de Turquie.
Pour la reprise de la L1, le Stade va donc croiser le tenant au Hédi Ennaifer avant de se déplacer par la suite à Béjà pour y affronter les Cigognes et enfin passer en mode continental pour le compte du premier tour préliminaire de la C3 avec une double confrontation face à l’Association Sportive de la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie.
Le palier supérieur est à portée
En amont maintenant, à présent, il y a plusieurs raisons d’espérer pour le ST, notamment en ce qui concerne la continuité du staff technique couplée à un mercato ambitieux. Aujourd’hui donc, l’objectif est clair : rivaliser avec les meilleurs pour maintenir son statut d’équipe de tête (parmi le big four) et aussi réduire l’écart avec les équipes africaines en lice pour la C3.
Et pour rester sur le volet africain, l’on se rappelle que, la saison écoulée, le Stade est sorti avec les honneurs face à l’USM Alger de Nabil Mâaloul, victime d’un arbitre complaisant. Dans cette ligne droite, le Stade doit retenir la leçon de certains errements et réapprendre à voyager car, en Afrique, le destin peut basculer à tout moment via des aléas que l’on ne peut pas toujours maîtriser.
Bref, même s’il est plus à l’aise dans une position de challenger, le Stade doit surtout démontrer son imperméabilité à la pression et à l’arbitrage maison pour tirer son épingle du jeu. Remettre du piment à la compétition locale en redevenant l’une des équipes frisson de la L1 (réputation que les Bardolais ont partagée la saison passée avec l’USM et l’ESZ).
Toujours proposer des séquences collectives qui ont donné le tournis au cador lors de l’exercice écoulé. Livrer des prestations abouties, c’est-à-dire proposer certes du jeu mais surtout gagner en fin de compte. Avec un brin d’opportunisme, de la réussite, et il en faut, car la chance sourit souvent aux audacieux, le Stade Tunisien peut allier rendement convaincant et réalisme, deux facteurs qui le feront entrer dans la cour des grands. Le palier supérieur est à portée. Encore un effort et le Stade pourra s’y installer.



