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Perspectives économiques : 2026, année de la relance

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  • 1 janvier 18:15
  • 4 min de lecture
Perspectives économiques : 2026, année de la relance

Entre signaux macroéconomiques au vert et chantiers structurels majeurs, la Tunisie aborde 2026 avec une ambition affichée : transformer l’élan retrouvé en croissance durable et inclusive.

La Presse — Décidément, 2026 promet espoir et rigueur. Le succès sera certainement au rendez-vous si chacun y met du sien. Tous les ingrédients sont réunis pour relever le défi économique tunisien. Certes, 2025 a apporté son lot d’épreuves, mais elle a surtout donné le la. Accélérer l’économie sans laisser personne pour compte n’est pas un slogan creux : c’est un objectif que la Tunisie s’est mise à concrétiser. En s’achevant sur une note positive, 2025 cède volontiers la place à 2026. 

Perspectives prometteuses

Voilà qu’aujourd’hui s’ouvre une nouvelle année, portée par une récolte record d’huile d’olive et de dattes, des IDE en nette progression, des filières industrielles qui continuent de surperformer, un relèvement de la note souveraine de la Tunisie et un secteur touristique qui carbure. L’inflation, cette courroie de transmission entre les sphères monétaire et réelle, poursuit sa baisse, envoyant ainsi un signal positif.

C’est de bon augure, comme dit l’adage. Ainsi, l’année 2026 démarre avec des perspectives prometteuses. Selon les prévisions du gouvernement, la croissance devrait accélérer pour atteindre 3,3 %, un rythme qui permettra d’améliorer le revenu individuel de 7,4 %. Le déficit commercial devrait être ramené à 3,6 % du PIB, moyennant une politique d’exportation renforcée et une meilleure protection de l’économie nationale.

La dette publique, quant à elle, poursuit lentement mais sûrement sa trajectoire baissière.  Une hausse de 12 % de l’investissement national est attendue cette année, pour atteindre 30 milliards de dinars, traduisant les efforts consentis pour renforcer l’attractivité de la Tunisie en tant que site d’investissement. D’ailleurs, les experts s’accordent à dire que 2026 s’annonce comme un véritable catalyseur de l’investissement.

Elle constitue, en effet, le point de départ du plan de développement 2026-2030, qui concilie souveraineté nationale, renforcement du rôle social de l’État et réduction des inégalités régionales. Elle sera, de ce fait, l’année de tous les défis, mais aussi de tous les espoirs.

Des projets structurants sont en vue, portés par une responsabilité partagée par tous. Dans le secteur de l’énergie, 2026 s’annonce comme une année charnière : le lancement de projets d’énergies renouvelables de grande capacité marquera un véritable changement d’échelle dans un secteur où le déficit fait peser, depuis des années, un manque à gagner considérable pour l’Etat. 

Des projets d’envergure

Le nouveau programme de promotion des PME, introduisant divers mécanismes et outils d’appui à l’entreprise privée, notamment en matière de financement, entrera également en phase d’exécution. 

Par ailleurs, des projets d’envergure dans les secteurs du phosphate et des infrastructures devraient signer un retour vigoureux de l’activité économique. 

Certes, il faudra continuer de suivre de près les incertitudes liées à la conjoncture économique internationale : un ralentissement économique chez les partenaires de la Tunisie pourrait se répercuter sur son économie.

Mais l’économie tunisienne a fait preuve, à maintes reprises, de résilience, et l’ensemble de ses acteurs savent transformer les défis en opportunités. Durabilité, exigences de la transition verte, ruptures technologiques, raccourcissement des chaînes d’approvisionnement… autant de nouvelles voies qui ne sont plus perçues comme des contraintes, mais bien comme des leviers de transformation et de rupture.

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Auteur

Marwa Saidi

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