gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

Assainir l’administration : Une priorité nationale

  • 18 février 17:15
  • 5 min de lecture
Assainir l’administration : Une priorité nationale

Dans un contexte marqué par les défis de gouvernance et les blocages administratifs, la question de l’efficacité des institutions revient au premier plan.

Le Président Kaïs Saïed insiste sur la nécessité d’assainir l’administration et de mettre fin aux pratiques qui freinent le développement local et national.

Entre vigilance citoyenne et mobilisation des autorités, l’avenir du pays dépend d’une gestion rigoureuse et d’une volonté collective de réforme.

La Presse — Faut-il créer un gouvernement d’une vingtaine ou d’une quarantaine de ministres et de secrétaires d’Etat dont la mission exclusive serait de dénicher et de démasquer quotidiennement ceux et celles implantés dans l’administration locale, régionale et centrale et chargés eux aussi de mettre des bâtons dans les roues et bloquer, par tous les moyens, la concrétisation des projets de développement, de tous genres, jusqu’à la réfection d’une clôture dans une école primaire à Ksour Essaf ou à Sbiba, à titre d’exemple?

La question peut paraître étrange ou déplacée même quand on évoque la mobilisation quotidienne du Président Kaïs Saïed en vue de satisfaire les revendications du peuple qu’il découvre par lui-même lors de ses visites sur le terrain et de ses rencontres rituelles avec les Tunisiens, rencontres qui obéissent à une approche spécifique, celle d’écouter le peuple, penser avec lui les meilleurs moyens de charger son vécu et de l’inciter à se prendre en charge grâce à la conjugaison parfaite des énergies patriotes de la localité, de la région en vue d’aboutir à une stratégie de promotion nationale.

Le Président de la République ne cessera jamais, convaincu qu’il est de la nature de la mission que lui ont confiée les Tunisiens, de stigmatiser et de dénoncer les professionnels du mensonge, de l’escroquerie et du blocage de tout ce qui est de nature à introduire une bouffée d’oxygène dans la vie de leurs compatriotes.

Obéissant, au vu et au su de tout le monde, aux ordres leur provenant de la part de leurs commanditaires et financeurs établis à l’étranger et mobilisés contre toute œuvre tunisienne de développement même le recrutement d’un médecin ou d’un infirmier pour aller exercer dans un patelin du Sud ou du Nord-Ouest du pays.

En conférant, tout récemment, avec la Cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, le Chef de l’Etat a, de nouveau, exhorté à la nécessité impérieuse d’assainir l’administration publique, sur ses trois échelles, de toutes les forces de l’inertie qui ne se contentent pas uniquement de stopper toute initiative de redressement mais qui dépensent leur énergie et l’argent de la communauté nationale pour maintenir, voire renforcer les poches de pauvreté et entretenir davantage la marginalisation et le dénigrement systématique de n’importe quelle initiative prise par un jeune désireux de se promouvoir et de promouvoir sa localité ou même la rue où il habite.

Mais pourquoi ce sentiment d’impunité et cette fierté malheureuse de se distinguer négativement persistent-ils chez les pseudo-responsables aux échelles locale, régionale et centrale, de manière à ce qu’ils persévèrent dans leur engagement à pousser le pays au chaos ?

La réponse, le Chef de l’Etat l’a donnée, à plusieurs reprises, dans ses discours et ses échanges avec les Tunisiens quant il va à leur rencontre régulièrement et pas uniquement quand surviennent des catastrophes à l’instar des récentes inondations. La réponse s’appelle la permissivité née et cultivée lors de la décennie de braise, la nonchalance des structures chargées de détecter les erreurs et de sanctionner les fautifs et enfin l’idée malheureuse selon laquelle la Tunisie est condamnée, par la volonté d’une force surnaturelle, à faire sa propre perte et à la perdition de ses citoyens.

En parallèle ou plus exactement à l’envers de ces sentiments d’un destin malheureux qui nous attend inexorablement, la Tunisie qui travaille, qui produit, qui avance et qui crée l’histoire persévère dans son œuvre d’édification et de construction du devenir que les patriotes veulent radieux et à la mesure de leurs ambitions légitimes.

A la faveur de l’avènement du mois du jeûne et du recueillement, la mobilisation tous azimuts que vit le pays aux échelles de l’approvisionnement des marchés, de l’animation religieuse des espaces de culte et de l’organisation des soirées culturelles réconciliant les Tunisiens avec leur mémoire civilisationnelle forme la réponse la plus claire à toutes les tentatives de retour à un passé douloureux et constituent une gifle retentissante aux renégats qui n’ont pas saisi et ne saisiront  jamais qu’ils ont raté le train qui va amener la Tunisie à la modernité, à la prospérité, sous la conduite clairvoyante de son Président qui œuvre sans relâche afin que ses concitoyens et ses concitoyennes respirent l’air de la liberté, de la démocratie et de la souveraineté.

Lire aussi:  Entretien téléphonique entre Kaïs Saïed et le Président Abdelmadjid Tebboune
Auteur

Abdelkrim DERMECH

You cannot copy content of this page