L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) devrait déposer, mardi, les recours contre les jugements rendus par le Tribunal administratif (TA) invalidant les décisions de l’instance portant rejet de quatre candidatures à la présidentielle 2019, selon Nabil Baffoun, président de l’instance.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Baffoun a souligné l’importance de la tenue de la séance plénière du Tribunal administratif pour statuer sur les recours avant le 31 août prochain, date à laquelle sera annoncée la liste définitive des candidats à la présidentielle.

Sur les pourvois introduits par des citoyens dont les noms figurent sur les listes de parrainage de plusieurs candidats au scrutin présidentiel à leur insu, Baffoun a expliqué qu’une grande partie de ces dossiers ont été transférés au ministère public qui a entamé la poursuite contre un nombre de candidats accusés de falsification.

Et de préciser « l’ISIE va, dans un premier temps, se contenter de la liste des candidatures dont les dossiers ont fait l’objet d’une validation préliminaire ».

Il a, cependant, précisé que les jugements du TA seront pris en considération s’ils sont prononcés avant le 31 août. Au delà de cette date, a-t-il dit, il ne sera pas possible pour l’instance de changer la donne car les bulletins de vote seront déjà imprimés et distribués dès l’annonce de la liste définitive des candidats.

S’agissant du candidat Hatem Boulabyar qui fait l’objet d’une plainte déposée auprès de l’ISIE par le député Maher Dhouib et d’une autre au pénal auprès du Tribunal de première instance dans laquelle il affirme ne pas avoir effectué un parrainage à Boulabyar, l’ISIE considère que Boulabyar est toujours candidat à la présidentielle jusqu’à ce que une décision juridique soit rendue.

En réaction aux avis estimant que l’ISIE aurait du trancher la question des parrainages conformément aux dispositions de l’article 126 de la Constitution qui dote l’instance électorale du pouvoir réglementaire dans son domaine de compétence, Baffoun a déclaré que « l’ISIE est une institution qui respecte la loi et ne peut en aucun cas juger quiconque sur la foi de suspicion ».

Si la justice prouve qu’un candidat a falsifié les parrainages citoyens ou parlementaires, celui-ci sera exclu de la course à la présidentielle, a-t-il affirmé.

Le candidat à l’élection présidentielle anticipée et secrétaire général du parti  » Union populaire républicaine « , Lotfi Mraihi, a été entendu, lundi, par l’unité des recherches et des investigations de la Garde nationale de Monastir. Dans une séquence vidéo publiée sur sa page officielle facebook, Mraihi a expliqué qu’il a été entendu sur les plaintes déposées contre lui par certaines personnes pour des « parrainages fictifs »

Mraihi a expliqué que cette question concerne 13 postulants à la présidentielle ayant recouru aux parrainages citoyens dans leurs dossiers de candidature.  » Je comprends la colère de ceux dont les noms figurent dans la liste de parrainage à leur insu et j’assume mon entière responsabilité », a-t-il dit.

Il a précisé avoir confié la collecte des parrainages à ses partisans dans les régions estimant qu’il était difficile de vérifier tous les parrainages dont le nombre a dépassé les 15 000. Il a, à cet effet, exclu l’hypothèse d’une machination derrière cette affaire.

Plusieurs électeurs ont découvert que leurs numéros d’identification nationale avaient été utilisés, à leur insu, pour un parrainage à la présidentielle. Ces parrainages fictifs ont été découverts dans les dossiers de plusieurs candidats à l’élection présidentielle anticipée dont notamment Abid Briki, Hatem Boulabyar et Omar Mansour.

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