L’Union générale des étudiants de Tunisie a dénoncé mercredi l’arrestation de nombre d’étudiants dans les universités de Monastir, Tunis, El Manar et Kairouan ayant protesté contre les décisions du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et qui ont été traduits devant le conseil de discipline et privés du passage des examens.

Dans un communiqué publié sur page facebook, l’UGET a appelé le ministère de tutelle à arrêter immédiatement toutes les poursuites et sanctions infligées aux étudiants pour leurs activités syndicales.

En outre, l’UGET a appelé l’ambassade de Tunisie au Maroc à cesser les menaces de priver les étudiants à la faculté de médecine dentaire au Maroc de leurs bourses et à ne plus s’immiscer dans les activités des étudiants.

D’après le même communiqué, l’UGET organisera une série de mouvements de protestation pour lutter contre les tentatives d’incrimination de l’action syndicale accusant le ministère de tutelle d’être responsable des tensions au sein de l’université publique à la rentrée scolaire 2019-2020.

En réponse au communiqué de l’UGET, Mouldi Zouaoui, chargé des affaires syndicales au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a déclaré à l’agence TAP que la décision de traduire certains étudiants devant le conseil de discipline a été prise parce qu’ils ont commis des dépassements et n’ont pas respecté leur institution universitaire.

Parmi ces dépassements, le responsable a signalé deux actes d’agression contre des enseignants et un fonctionnaire public à l’université de Monastir.

 » Les étudiants concernés ont aussi empêché leurs collègues de passer leurs examens « , a-t-il ajouté.

A l’Institut supérieur des sciences appliquées et technologiques de Kasserine, Zouaoui a indiqué que certains étudiants se sont absentés à la session de contrôle au mois de juillet et manifestent aujourd’hui pour passer les examens qu’ils ont ratés.

La même source a indiqué que le ministère souhaitait ne pas infliger des sanctions aux étudiants mais la hausse des tensions a imposé cette situation assurant, toutefois, qu’aucune décision de révocation de l’université publique ne sera prise.

A noter que le ministère public à Monastir a ordonné vendredi 12 juillet 2019 la mise en détention de 14 étudiants à la faculté des sciences de Monastir pour les besoins de l’enquête. Deux d’entre eux ont été déjà libérés.

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