Le renchérissement fulgurant des médicaments, dû à la dévaluation du dinar, a donné lieu à une compensation non annoncée des prix des médicaments opérée au niveau de la Pharmacie centrale de Tunisie, qui a permis de maintenir les produits pharmaceutiques quelque peu à la portée de la bourse des citoyens. Mais les médicaments servis en Tunisie sont, de ce fait, devenus sensiblement moins chers que leurs équivalents vendus sur le marché mondial et dans les pays voisins. D’où une forte augmentation de la demande et donc la nécessité d’importer ou de produire davantage. Or, la fabrication locale est dépendante de l’importation des composants.

Cela pose la question de la situation de l’industrie pharmaceutique nationale qui produit surtout des génériques (copies de médicaments de marque) mais voit prospérer également la fabrication locale sous licence, qui permet une certaine compression des prix.

Mais les industriels tunisiens, qui assurent la fabrication de 50% de ce que nous consommons, réclament une modernisation du cadre juridique et une simplification des formalités, réformes que le gouvernement vient de s’engager à introduire. Ainsi, l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament ne prendra plus trois ans et plus, mais seulement une année.

Le gouvernement vise à faire passer à 70% la part des médicaments fabriqués chez nous, et d’autres suggestions restent en débat, qui pourraient libérer davantage le secteur, comme l’expérimentation humaine qui, en Jordanie, avait permis de démultiplier la production de médicaments.

Enfin, notre industrie pharmaceutique a besoin d’une véritable stratégie nationale lui permettant de gagner définitivement le défi de l’exportation grâce aussi à des incitations et des facilitations ciblées ouvrant la voie aux produits sophistiqués destinés au traitement des maladies chroniques et aux médicaments dits spécifiques.

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