Le côté esthétique de la ville, relégué au second plan

La ville de Kairouan a connu au cours de la dernière décennie une grande expansion urbaine. Et en l’absence d’une planification appropriée, la cité s’est en effet étendue pour avoisiner de plus en plus les localités de Rakkada et Dhraa Tammar.
Malheureusement, les nouvelles constructions ont ignoré le cachet architectural de la cité aghlabide et ont omis de programmer des espaces réservés à la verdure.
Il est grand temps de stopper cette hémorragie en limitant l’expansion urbaine anarchique car c’est finalement le côté esthétique de la ville qui en souffre.
Par ailleurs, et afin que les citoyens bénéficient d’une meilleure qualité de la vie, le conseil municipal a fourni des efforts louables pour le reboissement et l’aménagement de nouveaux espaces verts, notamment au niveau du quartier d’El Mansourah, du Mausolée Sidi Siouri et du monument du tapis.
Il va sans dire que ces espaces sont devenus les endroits préférés des jeunes pour se défouler et jouer au foot.
Néanmoins, il reste beaucoup d’autres endroits à verdoyer et plusieurs ronds points à entretenir.

Etalages anarchiques
Dans la plupart des quartiers de Kairouan, et dans les places à grandes circulations, on voit des étalages anarchiques de légumes, de fruits et de pacotilles made in China, ce qui oblige souvent les piétons à marcher sur la chaussée vu que les trottoirs sont occupés par des brouettes et marchandises de toute sorte.
D’un autre côté, un grand nombre d’ovins, de bovins et de caprins circulent en toute quiétude dans les différentes artères de la ville et trouvent leurs nourritures dans les clôtures verdoyantes ou dans les feuillages des arbres d’alignement et cela malgré l’existence d’une loi interdisant l’élevage dans les périmètres communaux. Encore faut-il trouver des solutions à ce phénomène afin que ces charrettes gênantes et qui causent beaucoup d’accidents disparaissent une fois pour toutes du centre-ville.

Amélioration de la circulation
Les problèmes cruciaux rencontrés par les citoyens de Kairouan sont multiples et en premier lieu celui relatif à la circulation qui continue, malgré toutes les rénovations opérées, à gêner les usagers des routes urbaines avec notamment l’encombrement remarqué au centre-ville généré par l’aménagement de la place Bab Jelladine, transformée en une esplanade ayant remplacé l’ancien parking. En outre, un grand nombre de semi-remorques traversent quotidiennement les principales avenues défiant les lois en vigueur. Or, ces engins détériorent la chaussée, polluent l’atmosphère, causent des accidents et nuisent à la santé des habitants.
Enfin, il est inutile de construire des routes et ignorer les voiries souvent poussiéreuses et qui deviennent à chaque pluie des marécages rendant la circulation de plus en plus difficile.

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