L’Afrique et notamment l’Afrique du Nord connaîtront une véritable explosion en matière d’usage du réseau 4G, soit une demande multipliée par huit.  

La société Ericsson Tunisie a annoncé, mardi 10 septembre à Gammarth, lors d’une journée d’information organisée à cet effet, sa prédisposition à alimenter, désormais, les opérateurs de téléphonie mobile et de communication digitale d’un débit 5G. Il ne s’agit, aucunement, d’un luxe mais d’une nécessité d’intégrer la Tunisie sur la liste des pays bénéficiant d’un très haut débit, à même de répondre par la favorable aux attentes des internautes et des utilisateurs des GSMs, particuliers soient-ils ou entreprises. Cette nouvelle vient couronner un travail prospectif, qui a consisté en l’élaboration d’une étude baptisée «  ConsumerLab d’Ericsson en Tunisie » et ayant pour finalité d’examiner le rapport de cause à effet entre la digitalisation de la société et l’optimalisation du réseau digital.
Dans son allocution d’ouverture, M. Slim Ghariani, directeur général de ladite entreprise, est revenu sur les grandes lignes historiques de cette société internationale, installée en Tunisie depuis 1965. « Aujourd’hui, nous comptons un effectif chevronné de 70 cadres dont 30% appartiennent à la gent féminine. Suite aux résultats obtenus via l’élaboration d’une étude axée sur les impératifs de la digitalisation pour une Tunisie qui se veut au diapason des Ntics, nous avons décidé d’organiser une journée pour vulgariser l’information sur le réseau 5G et éclairer nos principaux clients, notamment les opérateurs de téléphonie mobile, sur les spécificités avantageuses de ce très haut débit », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que le lancement de ce débit sera réussi aussi grâce à la coordination entre les opérateurs de téléphonie mobile et de communication digitale et le ministère des Technologies, dans le cadre d’un écosystème favorable à cette évolution.

Evolution confirmée du 4G
Prenant la parole, M. Viktor Arvidsson, directeur de la stratégie et des affaires publiques au sein de ladite société, a pris soin de présenter l’étude en mettant l’accent sur les attentes des consommateurs tunisiens en matière de nouveaux services de télécommunication. En effet, et à l’échelle mondiale, l’on estime que les abonnés au réseau 5G frôleraient les deux milliards et ce, à l’horizon 2024. Cette estimation n’exclut point des disparités géographiques, fortement dépendantes, et des besoins des utilisateurs et de la disponibilité de ce réseau.
Actuellement, les Africains et les habitants du Moyen-Orient recourent aux réseaux 2G et 3G à parts égales. «  Mais dans trois ans, cette égalité concernera les réseaux 3G et 4G. En Tunisie, — et toujours selon les estimations prospectives à l’horizon 2024 —, l’évolution de la demande du réseau 4G excédera de loin celle exigée par les pays de l’Afrique et du Moyen-Orient. Mieux encore : l’Afrique et notamment l’Afrique du Nord connaîtront une véritable explosion en termes d’usage du réseau 4G, soit une demande multipliée par huit », a-t-il expliqué.

Qualité des services : insatisfaction signifiée…
Aussi, la présente étude a-t-elle été consacrée aux consommateurs tunisiens. Un échantillon de mille personnes, représentant deux millions d’utilisateurs des outils de télécommunication, a permis de cerner les attentes du consommateur tunisien et des mesures que doivent prendre les opérateurs de téléphonie mobile et de communication digitale afin de satisfaire leur clientèle ; des attentes qui touchent aussi bien à l’usage qu’au réseau et qui dévoilent des motifs d’insatisfaction bien justifiés.
L’orateur a souligné certains indicateurs-clefs : 40% des consommateurs tunisiens utilisent leurs smartphones plus de 30 fois par jour. 80% des utilisateurs de la téléphonie mobile sont abonnés au 4G. Cela dit, les services suscitent, chez certains, critique et mécontentement, lesquels portent sur la qualité du réseau, de la connexion et du débit en lui-même. « 50% des personnes enquêtées ne reprochent rien aux opérateurs. D’autant plus que/* 90%-d’entre elles ont accès aux vidéos de courtes durées », a-t-il ajouté.
L’étude a montré, donc, que les attentes principales des consommateurs sont acquises. Seul bémol : la qualité des services. Et pour preuve : «  61% des enquêtés sont fidèles à leurs opérateurs respectifs. En dépit de leur mécontentement, poursuit M. Arvidsson, 80% des clients perpétuent leurs abonnements auprès de leurs prestataires de services ».
M. Zied Malouche, directeur chargé des avant-ventes des réseaux d’accès à la radio et à l’internet mobile, a éclairé l’assistance sur les apports de la 5G. Il a indiqué que ce réseau de très haut débit a été conçu d’une manière simple vu qu’il sera installé, d’abord, via le réseau 4G, lequel connaît, en Tunisie, une évolution considérable. « Nous allons lancer de nouveaux types d’usage afin de booster la fréquence de l’utilisation du réseau, selon une dynamique fondée sur un haut débit existant. Les consommateurs auront ainsi accès à un plus haut débit, de faible latence et d’une connexion nettement plus fiable », a-t-il indiqué.
Il a ajouté que le très haut débit s’avère être indispensable aussi bien pour réussir certaines applications professionnelles et industrielles que pour d’autres usages digitaux. « Les voitures seront ainsi alimentées par un débit de connexion fiable et sécurisé. De même pour les mines qui pourront, désormais, être contrôlées en temps réel afin d’éviter d’éventuels risques tragiques, voire mortels », a-t-il argumenté. Et d’ajouter que le recours au spectre dynamique entre les bandes 4G et celles 5G a aussi ceci d’utile qu’il réduit sensiblement l’impact négatif des bandes des fréquences sur l’environnement.
Il s’agit, précise-t-il, d’utiliser le cœur d’un 4G évolué en misant sur une double fréquence : l’une, haute et l’autre, basse. Cette dernière est élémentaire pour garantir une couverture maximale ». Il s’agit, à son sens, de la reconstruction de l’écosystème digital en tablant sur l’évolution positive des deux réseaux de haut débit, le 4G et le 5G. Notant que l’entreprise a envisagé ce projet dès 2015. «  Nous savions depuis 2015 que nous serons dans le besoin d’établir le réseau de très haut débit, à savoir le 5G », conclut-il.

Charger plus d'articles
Charger plus par Dorra BEN SALEM
Charger plus dans Economie

Laisser un commentaire