Malgré l’intérêt majeur porté par les citoyens, durant de longs mois, à tous les débats politiques portant sur les élections, la mobilisation des électeurs s’est avérée, hier, très limitée, en grande baisse par rapport aux chiffres de 2014. Ce alors que l’inscription d’un million et demi de nouveaux électeurs présageait d’un nombre important de participants au vote et notamment d’un taux bien plus important de jeunes.

L’on peut d’ores et déjà affirmer que les candidats centristes ont été en difficulté dans la course bien qu’il soit impératif d’attendre le décompte officiel des voix et les recours éventuels.

Le climat qui a prévalu dans les centres de vote s’est distingué par la quiétude,  l’ordre et la discipline, ainsi que par une présence discrète mais attentive de la police aux alentours des centres. L’Instance des élections — Isie — a tout de même rapporté quelques irrégularités sans grande gravité.

A 15 heures, le taux national de participation au vote était de 27,8% mais il a grimpé, à la clôture du scrutin, à 18 heures, à près de 50%, sachant que les jeunes ont voté en grand nombre lors des deux dernières heures de vote.

La faible participation des Tunisiens a été attribuée à une forte hésitation entre les multiples candidats dont les programmes ont été jugés comme étant trop semblables et ne rassurant pas vraiment sur l’avenir du pays, toujours plongé dans la crise économique, la corruption, l’endettement et les revendications sociales.

Les islamistes et leurs alliés ultra-conservateurs semblent en avoir tiré profit de par un électorat compact et discipliné. Alors que les modernistes se sont chamaillés jusqu’au bout avant de passer carrément aux accusations mutuelles les plus graves.

Quel que soit le résultat final de ce scrutin du premier tour de la présidentielle, la Tunisie vient de réussir un autre examen de passage démocratique.

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