À une heure de la fermeture des bureaux de vote (17h00),  le taux de participation s’est établi à 33.7%, a annoncé l’Irie-Nabeul 1, l’instance chargée de l’organisation du scrutin dans la circonscription Nabeul 1

Dans le calme et la sérénité, la ville de Nabeul a vécu, hier, au rythme du premier tour de la présidentielle 2019.

Au total 264.248 (contre 204.301 en 2014) électeurs inscrits sur le registre électoral de la circonscription Nabeul 1 (Mida, Haouaria, Béni Khiar, Hammam Ghezez, Dar Chaabane el-Fehri, Korba, Kélibia, Menzel Temime et Nabeul) étaient appelés à voter dans les 409 bureaux des 165 centres de vote.

Dans la cité des Potiers, 48.464 (contre 40.207 en 2014) personnes devaient investir les 72 bureaux des 14 centres de vote de la ville pour trancher entre 26 candidats après une passionnante campagne électorale sur fond de fortes attentes économiques et sociales.

À une heure de la fermeture des bureaux de vote (17h00 heure locale), le taux de participation s’est établi à 33.7%, a annoncé l’Irie-Nabeul 1, l’instance chargée de l’organisation du scrutin dans la circonscription Nabeul 1.

Il est à rappeler que lors du premier tour de la présidentielle 2014, le taux de participation a atteint les 70% dans la circonscription Nabeul 1 contre 75,6% lors des dernières législatives, selon les chiffres de l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie).

« Certes, le taux de participation demeure faible, mais nous espérons qu’il va évoluer d’ici 18h00, heure de fermeture des bureaux », a fait savoir Mme Chiraz Arfaoui, coordinatrice de l’Irie-Nabeul 1.

Dans le chef lieu du gouvernorat de Nabeul, les centres de vote sis aux écoles primaires « Habib Thameur», «Ibn Khaldoun», «Bir Chellouf», «Habib Karma » et le jardin d’enfants municipal de « Bir Chellouf », l’affluence était timide au début de la matinée avec une légère hausse dans l’après-midi.

Et comme à l’accoutumée, les personnes âgées ont ouvert le bal de ce scrutin.

« L’opération de vote est un peu timide dans le centre de vote de l’école primaire « Habib Karma ». Comme d’habitude, les jeunes étaient aux abonnés absents. Seules les personnes âgées sont au rendez-vous devant le bureau numéro réservé aux électeurs de plus de 60 ans. Les autres bureaux étaient vides. C’est dimanche, les jeunes préfèrent la grasse matinée. Probablement, ils seront présents dans l’après-midi.», a déclaré Habib Ben Lamine, un retraité et président de l’Association d’amitié et d’action sociale (Aaas).

Quelques irrégularités signalées

Au quartier « Lahwech » et plus précisément au centre de vote de l’école primaire « Habib Thameur », le calme régnait en maître absolu, abstraction faite de quelques incidents qui n’ont eu aucune incidence sur le déroulement de l’opération de vote.

« Depuis l’ouverture des bureaux de vote à 8h00 du matin, l’affluence était fluide suivant une courbe ascendante. Nos collaborateurs ont décelé quelques irrégularités dans les environs des centres de vote, notamment des tentatives d’influencer les électeurs et un cas d’accrochage d’une affiche de l’un des candidats. Nous agents se sont intervenus pour remettre les choses dans l’ordre. », a précisé Laroussi Ben Abdallah, président de l’Instance régionale indépendante pour les élections Nabeul 1 (Irie-Nabeul 1).

De son côté, la responsable du bureau local de la Ligue des électrices tunisiennes (LET), Norchène Snani, a soulevé la présence de plusieurs représentants d’instituts de sondage et de militants de partis politiques aux faubourgs des centres de vote.

« À comparer avec les deux tours de la présidentielle et les législatives en 2014 ainsi que les Municipales 2018, les infractions et les irrégularités sont en baisse. Nos agents sont aguerris à ce genre d’exercice et la mentalité a beaucoup évolué. », a ajouté M. Ben Abdallah.

Dans le sud de la cité du Bled chott (l’ancienne appellation de la ville de Nabeul) et plus précisément dans le quartier de « Bir Chellouf » où se trouvent deux centres de vote, le scrutin s’est déroulé dans une ambiance bon enfant. Si au jardin d’enfants municipal, le taux de participation était assez faible, à l’école de « Bir Chellouf », située devant la salle couverte, le nombre des votants avait connu des fortunes diverses.

« Je vote donc j’existe », a souligné Mme Karima Soui, femme au foyer. « Certes, le rejet de l’actuelle classe politique est une évidence, mais rien ne justifie l’abstention. Le vote est un devoir. Je ne laisserai personne décider à ma place. », a-t-elle renchéri.

Parallèlement, Karim Dali, un ingénieur, a exprimé le souhait pour que le faible taux de participation ne puisse plonger le pays dans l’inconnu.

« Nous sommes ici pour choisir le candidat qui sera le plus apte à diriger ce pays. Malheureusement, l’arnaque du vote utile en 2014 et le faible rendement du président feu Béji Caïd Essebsi ne nous laissent pas beaucoup de choix. C’est pour cela, je pense, qu’il faut opter pour une alternance au pouvoir, en votant pour un candidat de l’opposition», a-t-il mentionné. « Malheureusement, avec des sondages qui placent des candidats populistes en tête, je crains que ce fort taux d’abstention puisse bénéficier à ces derniers. Un vote sanction se profile: un saut dans l’inconnu. On croise les doigts ! », a-t-il conclu.

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