De nos jours, concernant l’origine du couscous, nous n’avons aucune certitude mais plutôt plein de suppositions historiques, anthropologiques, culturelles et linguistiques. Retracer l’histoire de ce plat assez compliqué à préparer n’est pas du tout évident, ses traces peuvent se retrouver chez les uns ou bien chez les autres, chez les Berbères comme chez les musulmans ou bien les chrétiens et les juifs. Je parlerais alors du couscous comme un plat méditerranéen qui rassemble les peuples, les cultures, les langues et les religions, un plat complexe et riche, comme la Méditerranée, un plat sacré pour les riches comme pour les pauvres, un plat païen et monothéiste, coloré et diversifié.

Ce plat incarne donc toutes les qualités de notre «grand lac salé» comme Fernand Braudel aimait définir le «mare nostrum». Le couscous rassemble, unit, les deux rives de la Méditerranée et l’exemple le plus évident nous est donné par une manifestation internationale qui se tient tous les ans à San Vito Lo Capo en Sicile depuis vingt-deux ans. Il s’agit du Festival international du couscous (Couscous Fest), un rendez-vous culinaire qui attire chaque année de nombreux gourmands venant du monde entier. L’invité d’honneur incontesté est le couscous, comme le plat de la paix, de l’intégration et de l’échange.

Chaque année, entre 15 et 30 pays du monde se donnent rendez-vous à San Vito Lo Capo, une des plus belles villes et plages de la Méditerranée. Dans ses ruelles, on entend parler plusieurs langues, des langues d’Afrique, parfois peu connues, mais aussi le français, l’arabe, l’anglais, l’espagnol ou bien le portugais. Des stands assez colorés montrent la grande richesse de ces pays et un des plus précieux aliments de leur région préparé à la viande, au poisson, aux herbes, aux légumes… : le couscous.

Chaque pays ramène ses costumes, sa musique, sa danse, ses couleurs, sa façon de manger…, tout le monde se côtoie, discute, échanges ses idées, et tout ça grâce au couscous.

La ville de San Vito Lo Capo devient ainsi pendant une semaine, la capitale de l’intégration, de la paix, du dialogue et de l’échange.

Chaque année, de grands chefs viennent dans ce beau coin de l’ouest de la Sicile pour vivre une expérience unique, face à l’atmosphère multiethnique des cuisines de San Vito Lo Capo, préparant un couscous original et savoureux, entouré d’un public de plus en plus attentif, expert et nombreux.

Il y a deux phases du défi.

Cette année, l’Italien «Bia Couscous Championship» sélectionnera le chef qui fera partie de l’équipe bleue.

Le Championnat du monde du Couscous décernera ainsi le prix de «meilleur couscous du monde» à l’une des équipes provenant des pays différents.

Il y aura deux jurys pour chaque concours : un jury technique et un jury populaire.

En tant que simples spectateurs, vous pouvez également participer au jury populaire, déguster les plats préparés par les chefs du concours et exprimer votre avis. Il suffit d’acheter en ligne (couscousfest.it) un billet simple allant de 20 à 30 euros.

Les «Maisons du Couscous» sont situées dans différents coins du village et c’est là qu’on peut déguster, tous les jours de 12h00 à 24h00, plus de trente recettes différentes de couscous…

Choisir sera un problème !

Le ticket dégustation est au prix de 10 euros et peut être acheté tous les jours, du 20 au 29 septembre, de 11h à 24h directement aux billetteries du Fest.

Le billet donne droit à une assiette de couscous de votre choix et un verre.

Qui aurait pu penser que le couscous avait ces pouvoirs ?

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