Maigrir sans efforts, c’est ce dont rêvent la plupart des femmes obèses, ou celles qui vivent dans la peur de prendre du poids. Elles se rabattent sur les centres d’amincissement où elles sont très vite prises en charge par les professionnels du métier dont le premier rôle consiste à écouter le client et déterminer, avec son consentement, un programme minceur. Mais attention, la sveltesse est tributaire de volonté et aussi de sacrifices.

La malbouffe pour la double séance

Les appellations diffèrent d’un centre à l’autre et les professionnels du métier n’hésitent plus à fourrer d’autres spécialités dans leurs enseignes, à l’instar de «nutrition», «esthétique» ou encore «kinésithérapie» avec des propositions et des promotions pour celles qui veulent perdre du poids non par l’exercice physique exténuant mais plutôt en optant pour les séances de massage et les boissons et aliments minceurs. Bref, en joignant l’utile à l’agréable et en jouissant de courts moments de détente.

Dans l’un de ces centres, des packs sont même offerts (séances de massage amincissant manuel, de drainage lymphatique, radiofréquence corps, cavitation…) à des prix défiant toute concurrence. Le retour de l’hiver et donc de la pénible double séance constitue l’un des facteurs de risque de surpoids sur fond de changement de notre comportement alimentaire. Des sandwiches avalés à la va-vite ou des repas et des desserts trop riches en sel ou en sucre pris dans les restos ne peuvent que causer de grands dommages à notre santé. L’absence d’activité physique et les longues heures passées, cloué à une chaise dans le bureau, ainsi que le stress, ne font qu’aggraver encore plus la situation.

L’obésité n’est pasune fatalité

Le responsable d’un centre Spa à Tunis nous explique que son institut est spécialisé dans les cures amincissantes, la relaxation, la diététique, le bien-être et bien évidemment l’incontournable volet de l’esthétique. Le centre est exclusivement réservé aux femmes. Une équipe formée d’une esthéticienne, un kinésithérapeute, une nutritionniste et des coachs, autrement dit des techniciens de la forme. A signaler aussi cette fiche à remplir par le client se rapportant à des antécédents de santé ou de maladies chroniques.

L’obésité n’est pas une fatalité mais un défi à relever et certains l’ont compris et ont trouvé la solution dans les centres d’amincissement où tous les moyens sont mis à leur disposition pour ne pas prendre du poids. Du BodySculptor qui réduit la cellulite, remodèle la silhouette et raffermit la peau, à la méthode ultrason qui permet aussi d’agir sur les deux types de couche graisseuse (graisse profonde et graisse de surface) en passant par les machines «power plate» (plateformes vibrantes) permettant d’améliorer la tonicité musculaire et gommer la cellulite et la couverture chauffante.

Se sentir belle et bien dans sa peau

Quand elle arrive au centre, la cliente cherche en général à perdre du poids et à se sentir belle et bien dans sa peau. On sent des fois que certaines frisent la dépression et sont en quête de ce bien-être perdu, qu’elles ne retrouvent plus sous l’effet de l’excès de poids. Notre rôle est de les coacher par le biais de conseils et de programmes minceur, nous fait savoir le responsable du centre en question, avant d’ajouter que ces protocoles d’amincissement sont une combinaison entre l’activité, la nutrition et les soins classiques. Le protocole est une entité indissociable. Si on laisse tomber l’un des trois éléments cités, tout s’écroule. Ce qui prime aussi c’est la volonté de défier l’obésité et de relever ce défi.

Elles sont prêtes à tout pour s’offrir des séances d’amincissement, et dans certains cas c’est le mari lui-même qui passe à la caisse. «Un bien-être partagé dans la vie d’un couple harmonieux», témoigne Haykel, que nous avons croisé dans un centre, ajoutant que ce sont aussi des moments de plaisir partagé qui raffermissent les liens entre le mari et sa femme.

Senda (jeune fille) explique à son tour que «prendre soin de son corps, c’est prendre soin de son esprit, c’est vivre en harmonie avec soi-même et éviter les conflits intérieurs». Elle met en garde contre la prise de médicaments contre l’obésité, car ce n’est pas sans effets secondaires.

Contre toute attente, ce sont les femmes (entre 30 et 50 ans) et les jeunes filles issues de la classe moyenne qui s’adressent à ces centres. De la cure préventive en quelque sorte pour éviter un stade où elles ne seront plus en mesure de lutter contre le surpoids, avec les conséquences néfastes que tout le monde connaît sur le moral de la personne.

De la volonté et de la persévérance

S’agit-il d’une perte de temps et bien sûr d’argent ou d’un investissement dans le bien-être qui portera ses fruits ? Selon certains propriétaires de centres d’amaigrissement, la réponse est bien simple. Tout est tributaire de la volonté de la personne qui s’adresse à ces centres et aussi du sérieux des coachs et de leur professionnalisme. Des activités, une nutrition saine et des soins et l’obésité n’est plus qu’un mauvais souvenir, mais il faut de la persévérance, conseillent les techniciens de la forme.

Pour rappel, le taux des Tunisiens en surpoids est estimé  à 50%. Les femmes sont les plus touchées par l’obésité. Notre pays est classé à la 4e place à l’échelle mondiale en matière d’obésité selon l’Organisation mondiale de la Santé. Le régime alimentaire déséquilibré et l’absence d’exercices physiques seraient la cause de ce phénomène.

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