LA semaine qui démarre aujourd’hui lundi 30 septembre et qui sera clôturée vendredi 4 octobre prochain annonçant la journée du silence électoral — samedi 5 octobre — constituera-t-elle, comme le souhaitent plusieurs analystes, personnalités nationales et certains politiciens, la semaine du retour à la raison, dans le sens de la décision des partis politiques, des listes indépendantes et des listes coalisées, en particulier celles se proclamant centristes démocrates, de mettre un terme à l’éparpillement, à cette offre multiple qui laisse l’électeur dans l’embarras et aura, comme le prophétise la majorité des observateurs, un impact négatif sur les résultats des législatives au point de rendre impossible la formation du prochain gouvernement?

On l’a dit et répété, à plusieurs reprises, la multiplication exagérée des listes des candidats à la députation défendant les mêmes orientations et proposant quasiment les mêmes promesses risque de produire les mêmes effets que l’élection présidentielle du 15 septembre quand les candidats des principaux partis politiques se sont trouvés devancés par ceux dits indépendants ou même sans aucune appartenance politique.

Et dans le but d’éviter que se produise, dimanche prochain, un nouveau tsunami à l’instar de celui du 15 septembre, mais cette fois avec le risque réel et la crainte sérieuse de voir le prochain président de la République décréter de nouvelles élections législatives, faute de pouvoir constituer un gouvernement à la lumière des résultats du 6 octobre 2019, des personnalités nationales de poids connues pour leur indépendance d’esprit et leur courage et audace se sont mobilisées pour appeler la famille démocratique à consentir le sacrifice qu’impose l’instant historique par lequel passe le pays et décider de retirer, à l’issue d’une rencontre nationale, les listes des candidats qui n’ont pas de chance de réussir et de s’entendre sur les listes données favorites.

En plus clair, les signataires de la coalition «Soumoud» se proposent de réaliser, durant les cinq derniers jours qui restent de la campagne électorale pour les législatives, la grande mission d’unifier les rangs de la grande famille démocratique afin qu’elle affronte le rendez-vous du 6 octobre prochain en se dotant du maximum d’atouts de réussite et en offrant aux électeurs l’image d’une force politique unie et défendant les mêmes principes, loin de la division, des agendas personnels et des ambitions démesurées.

Cette initiative, que l’on pourrait qualifier de l’appel du dernier quart d’heure, trouvera-t-elle une oreille attentive auprès de ceux auxquels elle s’adresse ou connaîtra-t-elle le même sort que celles qui l’ont précédée pour demeurer un prêche dans le désert ?

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