Le CA, tout prestigieux qu’il est, se trouve enfoncé de plus en plus dans un interminable tourbillon. Cela fait peur avec des sanctions répétitives et des clans internes qui nuisent au club.

Aussitôt levée, la sanction d’interdiction de mercato a été infligée de nouveau à l’encontre du CA (affaire de Compaoré). Le montant n’est pas colossal (200.000 dinars), mais la signification de la sanction est terrible : la Fifa est en train d’«humilier» le CA, un très mauvais client pour les commissions de litige et de discipline. D’énormes dossiers qui n’en finissent pas et des échéances qui approchent vite, sans qu’il y ait la moindre feuille de route crédible et réalisable. Et ce n’est pas cette «folklorique» réunion à la FTF entre anciens et actuels dirigeants (dont une bonne partie est soupçonnée de mauvaise gestion et d’agissements suspicieux) sous la conduite de Wadii Al Jary qui va rassurer le public clubiste consterné. Y a-t-il des bailleurs de fonds pour offrir 17 millions de dinars en devises? Comment opérer une collecte de fonds fiable? Qui va le faire ? Qui va négocier avec la Fifa? Toutes ces questions n’ont pas de réponses.

On a une ardoise salée, un avenir effrayant et des dirigeants incompétents et manipulateurs en grande partie.

Comment des dirigeants qui ont rédigé les contrats et cautionné  Slim Riahi, premier et grand responsable de ces litiges dûs à une résiliation ratée de contrats gonflés, peuvent-ils être une partie de la solution? Le temps presse, le public du CA s’est activé pour une collecte de fonds (une sorte de financement participatif) pour éponger les dettes envers des joueurs «ratés» comme Touzgar, Ruzike ou Ondama. Mais ce sont toujours des promesses, et un élan qui, financièrement, est loin de subvenir aux besoins immédiats. Les mécènes traditionnels? A part Hammadi Boussbîi (qui injecte des montants raisonnables mais pas au point de sauver la barque), les autres, à l’image de Farid Abbès, ont pris la fuite comme d’habitude. Ils ne veulent plus financer et d’ailleurs ils n’ont jamais payé de gros montants pour aider le CA. Ce qu’ils ont gagné en crédit social et en «lobbying» grâce au CA est nettement supérieur à ce qu’ils ont payé. La solution? Il n’y a pas de recette miracle : une large opération de collecte de fonds cette fois sécurisée et bien gérée pour offrir une somme considérable (il y a beaucoup de Clubistes représentant plusieurs métiers rentables qui veulent financer bien ces besoins mais qui sont mal encadrés), et bien sûr un concours bancaire qui peut faciliter la tâche. Attendre qu’un certain Slim Riahi refasse surface pour promettre de payer les dettes qu’il a causées est une perte de temps. N’a-t-il pas promis, à travers son ami Ridha Dridi, qu’il va présenter un chèque le jour de la réunion à la FTF ? Avant-hier, il est sorti pour faire du chantage : Il veut bien payer mais à condition que Younsi s’en aille ! Ce monsieur est un vrai manipulateur, et ce sont ces dirigeants réunis en grand nombre à la FTF qui l’ont cautionné au cours de son mandat. La quasi majorité de ces têtes a tout fait pour prendre une place de dirigeant sous la direction de Riahi, et a accepté même d’être écartée puis réhabilitée dans les conditions que tout le monde connaît. Toutes ces personnes au nom des ex-dirigeants ont-elles les moyens de payer ? Ont-elles le moyen d’amener des bailleurs de fonds? On en doute. Elles représentent des clans qui se disputent encore un pouvoir imaginaire et qui cautionnent des présidents dépassés par les événements.

La situation est alarmante : le CA joue sa survie et sa pérennité. Son avenir immédiat est effrayant, c’est le moins que l’on puisse dire!

Charger plus d'articles
Charger plus par Rafik EL HERGUEM
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire