Présence scénique, voix envoûtante, accent prononcé, « Tamino » ou « Tamino Amir » a conquis un public majoritairement jeune à Tunis qui a répondu à l’appel. L’heure était à la musique indie-rock, la veille d’un scrutin législatif décisif pour l’avenir de la Tunisie.

La tournée de concert Tunes a présenté son 10e rendez-vous musical en faisant appel à l’artiste égypto-belge, « Tamino ». Du haut de ses 22 ans, celui qu’on surnomme le prince de l’Orient s’est emparé de la scène du Carpe Diem Tunis, à partir de 22h30, pour 1h20 de musique indie-rock / pop hypnotisante .
Un répertoire dénué de reprises et composé de ses propres titres, extrait de son premier et unique album au succès considérable en Europe. Titré « Amir », pas moins de 12 morceaux le composent, dont les plus célèbres sont « Indigo Night », l’incontournable « Habibi », « Persephone », « Cigar » ou « Tummy »… Il les a presque tous chantés pour le plus grand bonheur de ses fans.
« Amir » est un mélange Orient et Occident sonore, qui le rend universel, et qui, d’ailleurs, n’a pas manqué de le propulser au devant de la scène et à la tête de cette nouvelle vague d’artistes (des musiciens du monde entier qui tissent une scène de musique alternative très riche).
Tamino possède un univers qui peut ne pas être du goût de tout le monde : son répertoire est touchant, sentimental, mélancolique sur les bords, mais vibrant pour son public. Pour ses fans les plus fervents, cet artiste est souvent orientalisé en se basant sur ses origines. Quant à sa musique, elle n’a rien à envier à celle de Jeff Buckley.

Prédestiné à la musique  
Tamino, de son vrai nom « Tamino-Amir Moharam Fouad », a longtemps baigné dans l’univers de la musique. Issu d’un père et d’une mère égyptiens et musiciens, son grand-père n’est autre que Moharam Fouad, une sommité du secteur musical et cinématographique égyptien. Ce «songwriter » flamand a été profondément influencé par Radiohead, Jeff Buckley, Tom Waits ou Serge Gainsbourg. Sa musique est, pour son public, du baume aux oreilles, qui peut paraître triste, sombre, mais foncièrement, romantique, touchante et berçante. La soirée a commencé avec une « Vinyle session » signée Maroua Jaziri, notre artiste locale. Elle a assuré pendant deux heures avant de céder la scène à Tamino et à Hazem Berrabah, pour un set d’enfer jusqu’à deux heures du mat.

Copyright Photo : Beyram ben Mrad

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