On n’est pas encore qualifiés en demi-finale. C’est ce que les «Sang et Or» doivent se mettre en tête tout à l’heure face au CSContantinois qu’ils ont battu à l’aller (3-2) dans son propre fief. Il faut terminer le travail !
L’Espérance est une équipe qui est dotée d’une très riche expérience sur le plan international qui lui permet de bien négocier ses matches, notamment sur le plan psychologique.
Son match de ce soir face au Club Sportif Constantinois dans le cadre des quarts de finale de la Ligue des champions (match retour) en témoigne manifestement à coup sûr.
Il faut donc s’abstenir de donner des leçons d’ordre psychologique aux protégés de Mouine Chaâbani pour leur rappeler de prendre garde à l’excès de confiance et à une fâcheuse «décompression» après leur victoire à l’aller à Constantine (3-2).
Normalement, les camarades de Yassine Khénissi savent à quoi s’attendre.
En vrais champions qui se respectent, ils savent pertinemment qu’il ne faut rien laisser au hasard et qu’il n’y a jamais de matches gagnés d’avance. Parfois, il faut composer avec des détails et des imprévus susceptibles de défier la logique et d’aboutir aux surprises les plus inattendues.
Aussi faudra-t-il oublier carrément la performance de Constantine.

La pression change de camp
Il est vrai que l’Espérance s’était comportée avec une grande détermination pour rentrer à Tunis avec un résultat probant à l’aller.
Mais il ne faut pas perdre de vue qu’elle était aidée en cela par un facteur très important : la forte pression mise sur les Constantinois par un public imposant qu’ils ne voulaient pas du tout décevoir. Et c’est leur peur de mal faire les choses qui leur a, finalement, joué un bien mauvais tour.
Aujourd’hui, les visiteurs n’auront plus rien à perdre. Ils seront libérés de la nuisible pression du match aller. Du coup, et comme les Algériens disposent quand même d’une bonne technique à la fois collective et individuelle, ils ne seront pas une victime expiatoire. Ils sont là pour honorer leur statut, voire celui de tout un pays en «ébullition». La partie est, de ce fait, loin d’être gagnée. Il faudra se doter de tout son talent et de son flegme pour y parvenir.

Garder les mêmes
Tout à l’heure à Radès, c’est le public «sang et or» qui va avoir un rôle crucial en transcendant son équipe de cœur dans le but de la booster au maximum vers la victoire.
A priori, tout augure d’une nouvelle bonne performance du champion d’Afrique en titre.
Côté effectif, Moïne Chaâbani peut encore une fois compter sur une équipe redoutable en dépit de l’absence de Khalil Chammam et Sameh Derbali malgré leur rétablissement des blessures qu’ils ont contractées.
Moez Ben Chrifia (ou Rami Jeridi) aura pour défenseurs le quatuor Iheb M’barki, Aymen Ben Mohamed, Mohamed Ali Yaâcoubi et Chamseddine Dhaouadi.
Seulement, il faudra que la concentration et la vigilance soient de rigueur dans ce compartiment où l’errance et le flottement, notamment au niveau de l’axe, laissent parfois perplexe car les bourdes ont souvent été payées cash.
En conséquence, le duo Franck Kom-Fusseini Coulibaly se doit d’être à l’affût au niveau de la couverture et ne pas se concentrer uniquement sur le soutien à l’attaque.
Le va-tout pour lequel optera sûrement le CSConstantine dictera un rapprochement efficace entre la défense et le milieu pour fermer les issues devant l’adversaire.
En attaque, les Anice Badri, Saâd Bguir (ou Ghaïlane Chaâlali), Yassine Khénissi et Youssef Blaïli vont normalement pouvoir profiter des espaces qui seront concédés à contrecœur par les Algériens.
Ainsi, tout porte à croire que le duel sera à la fois ouvert et spectaculaire.

Amor BACCAR

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