Le lancement de la ligne E du RFR est prévu pour ce mois, mais il semblerait que cette opération ait pris du retard

Dans quelques semaines (on ne sait pas exactement quand), des essais seront effectués sur la ligne  E du RFR. Déjà 28 voitures ont été livrées. Normalement, c’est au cours de ce mois que le lancement de cette ligne aurait dû avoir lieu mais les retards continuent de s’accumuler. Personne ne peut, maintenant, s’engager et affirmer avec assurance le prochain rendez-vous.
Cela n’empêche pas quelques responsables de s’en tenir à la date de la fin du premier semestre 2020. Mais vu le rythme auquel se déroulent les travaux et les réalisations constatées on peut être sûr que cette date sera loin d’être honorée. Il n’y a qu’à voir l’évolution des travaux dans certains chantiers (au niveau du Bardo ou à la station Barcelone, par exemple) pour  s’en convaincre.
Certes, la détermination d’aller plus vite dans la réalisation de ce grand projet est manifeste. La mise en place d’une commission de suivi quotidien et les visites continuelles de tous les responsables sur le terrain en sont la preuve. Toutefois, il y a toujours des obstacles qui surgissent à tout moment et qui retardent les travaux. Les dernières intempéries ont ajouté plus de difficultés. Apparemment, certains problèmes avec des entreprises ont été résolus et dorénavant le rythme serait plus soutenu.
Les futurs usagers de cette ligne attendent avec la plus grande impatience l’exploitation de cette ligne. Malheureusement ils sont, à chaque fois, déçus en raison des rendez-vous manqués et des délais annoncés et non honorés. C’est pourquoi ils doutent encore de la dernière date prévue. Les officiels sont très optimistes au contraire des habitants des zones qui seront desservies par ce nouveau moyen de transport.

Des rames ultra confortables
On a beau leur décrire les qualités et les avantages des trains qui vont être mis en circulation, ils ne croient pas qu’ils pourront en bénéficier d’ici à 8 mois. Pour les plus optimistes, ce train ne roulera pas avant la fin de l’année 2020 !
Toujours est-il qu’il y a lieu d’espérer avec le changement politique opéré après les dernières élections. Peut-être qu’un nouveau gouvernement parviendra à introduire plus de dynamique et accélérera les travaux pour arriver à bon terme. Car on ne peut pas aller au-delà d’un certain seuil. L’attente ne fait que s’éterniser et il n’y a pas de raison que cela traîne encore davantage.
Une nouvelle politique en matière de transport public devrait voir le jour et le RFR en fait partie. C’est une priorité absolue qui ne doit plus être reléguée au second plan. N’oublions pas que ce mode de transport jouit d’une grande capacité d’accueil et qu’il pourra apporter une réponse efficace aux problèmes de déplacement et de mobilité dans les zones concernées. Il est appelé à dégager la flotte de bus qui dessert, actuellement l’axe N.O. C’est ce qui permettrait de redéployer ces bus vers d’autres lignes et atténuer la pression sur d’autres.
Avec une volonté politique plus poussée et plus ancrée, on peut parvenir à réduire les délais de réalisation des travaux sur la ligne E du RFR. Il suffit d’y croire. Le reste viendra. Il est vrai que le suivi est assuré et que des visites fréquentes sont constatées périodiquement. On s’attend, néanmoins, à des mesures plus énergiques et plus fortes pour impulser le rythme des travaux.
En outre, on s’attend à ce qu’il y ait une meilleure coordination entre les différents intervenants pour anticiper les éventuels problèmes qui peuvent surgir à tout moment.
Et comme les équipements attendus seront ultramodernes, on est en droit de tout prévoir pour sensibiliser les usagers à les préserver. Rien qu’au niveau des voitures, le confort sera incomparable avec les moyens de transport que connaissent les habitants des zones du N.O de la capitale (climatisation, sièges confortables, vitesse moyenne de près de 40 km, desserte rapide, stations de rabattement avec parkings…). Des ascenseurs et des escalators sont, même, prévus. Selon les experts, une rame du RFR équivaut au transport réalisé par 1.700 voitures.
Les répercussions sur la qualité de la vie des Tunisiens ne sont pas à démontrer notamment si l’ensemble de ce réseau venait à se réaliser avec ses 85 km.  Sur les 5 lignes programmées, ce seront plus de 660.000 passagers/jour qui pourront faire la navette entre les différentes banlieues et le centre-ville.

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Un commentaire

  1. Aziz aziz

    10/11/2019 à 16:38

    Voulez-vous savoir pourquoi le projet prend un retard énorme et que les autorités traînent le pied sur sa réalisation? et ben la réponse vous l’avez dans le text de l’article : « …une rame du train équivaut à…. 1700 voitures…. ».
    Quant on sait que les gros bonnets qui financent les partis politiques sont aussi les proprios de la plupart des concessions autos et que plus 50% du marché automobile en Tunisie est sur le Grand-tunis périmètre du projet RFR alors….pas besoins d’un dessin pour expliquer le reste.

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