Le label est alléchant, prometteur de surprises, d’étonnements et, pourquoi pas, d’émerveillements.

Plus prosaïquement, ces trois syllabes annoncent la deuxième édition de l’Open Art Week, festival d’art contemporain hybride, chevauchant deux pays, en attendant de s’agrandir dès la session prochaine. A ce jour, il s’agit d’une rencontre arty, de création, de formation et de présentation de spectacles, performances, œuvres, et réalisations communes entre la Tunisie et l’Italie, ou, plus précisément entre Tunis et Pérouse. Une vingtaine d’artistes tunisiens, toutes disciplines confondues, peintres, bédéistes, acteurs, danseurs, chorégraphes, performeurs, se sont rendus en Italie pour rencontrer des artistes italiens, et créer, conjointement, une symbiose originale et féconde. Une semaine plus tard, un collectif d’artistes italiens, pas forcément les mêmes, viennent à Tunis travailler et renouveler l’expérience avec des artistes tunisiens, pour présenter le travail réalisé à Pérouse, ou un autre conçu à Tunis.
L’originalité de cette expérience peu banale est qu’elle est conçue et menée par un réseau d’une trentaine d’espaces d’art indépendants qui, en ce qui nous concerne, constituent réellement la pierre angulaire de la créativité en Tunisie depuis quelques années, le nerf et l’énergie de tout ce qui se passe en ce domaine.
La démarche est complexe. Chaque espace, galerie, atelier, théâtre, cinéma, collectif, définit ce qu’il fait, ce qu’il propose, et ce qu’il souhaite en matière de collaboration. De ce faisceau de propositions naissait un programme que l’on devine passionnant, métissé, foisonnant.
L’initiative, née de la société civile, ayant pour but d’internationaliser l’art, et de créer des correspondances, des collaborations, des projets conjoints, de jeter des ponts entre des histoires et des cultures, et de prouver, en fin de compte, que l’art est universel.
Un tel projet ne pouvait être que porteur. Monté par l’association REA, soutenu par les ministères des Affaires étrangères des deux pays, par l’Institut culturel italien, et Tunisair, il est coordonné par la Fondation Rambourg qui, après l’engagement sociétal, la remise en orbite de l’Histoire, l’introduction de l’action culturelle dans les zones oubliées, s’intéresse aujourd’hui à l’art contemporain. Et au fait que WAO, qui ne propose pas de thème conducteur, mais propose d’explorer, accueillir et tracer de nouvelles topographies émergentes, en donnant espace et voix directe aux participants, devait, forcément, interpeler les jeunes.
Ainsi, c’est dans une jolie villa coloniale de Mutuelleville, nouveau siège de la fondation, qu’avait eu lieu la présentation de ce festival peu conventionnel qui projette de s’inscrire dans la lignée des manifestations d’art contemporain qu’affectionnent les Tunisiens, telles Dream City ou Jaou Tunis.

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