«Jamais la compétition de notre championnat n’est tombée si bas, et ce, à tous les niveaux. Elle est moribonde avec une désastreuse qualité de jeu.
La faute incombe à une politique sportive non conforme à notre réalité, et ce, en raison des décisions de Raouf Najjar et de Kasperczak qui ont mis en exergue le professionnalisme sans une stratégie apparente et cohérente. Les résultats étaient catastrophiques pour les petites équipes et surtout pour les clubs formateurs, tels que, le COT, le CSHL, la JSK et l’OB. Ces derniers, surpris par un cahier des charges non conforme à la logique, ont perdu leurs ressources et leur envie de former les jeunes talents. Certes, il y a eu une initiative de Ahmed Ammar et de Chatali, qui consiste à verser 20% du budget aux clubs formateurs.
Ces entraîneurs devraient aussi avoir leur 3e degré pour prendre en main les jeunes. Mais, en vain. Ces clubs ont perdu toutes leurs ressources techniques et financières. Le COT avec 300 mille dinars ne peut pas vivre. J’étais obligé de céder Ouni au CSHL, Ben Ayed à Soliman et deux jeunes minimes à l’EST pour que le COT survive.
Les conditions sont devenues catastrophiques, et les clubs ne pensent plus à la formation. Notre pyramide footballistique est actuellement à l’envers. A part les quatre grands clubs, les autres sont dépassés par les événements. A mon avis, il faut revoir ce système incohérent. Il est à souligner que la formation passe par la masse et non le contraire. Regardez dans notre championnat, il n’y a plus de jeunes joueurs doués. Je persiste à croire qu’il faut que les clubs soient acquis par des sociétés pour que l’argent soit versé aux clubs nécessiteux et non le contraire».

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