Les eaux usées traitées qui respectent les normes de rejet peuvent être utilisées dans l’agriculture, mais aussi dans les usines et dans l’arrosage des espaces publics.

La Tunisie a sollicité l’Agence française de développement (AFD) pour élaborer une stratégie de réutilisation des eaux usées dans le cadre d’un programme baptisé «Adapt’action» qui vise entre autres l’aménagement de stations d’épuration.
Celles-ci peuvent être une solution. Selon M.Thameur Jaouadi, directeur de la valorisation des eaux usées traitées à l’Office national de l’assainissement (Onas), le volume des quantités d’eaux usées traitées a atteint 50%, destinées à l’irrigation de 600 ha de terres agricoles.

Trois années de sécheresse
Les eaux usées traitées qui respectent les normes de rejet peuvent être utilisées dans l’agriculture, mais aussi dans les usines et dans l’arrosage des espaces publics.
D’après l’AFD, et dans un contexte de stress hydrique accru, cette ressource supplémentaire apparaît essentielle.
M.Karim Daoud, agriculteur, a précisé que la Tunisie a vécu trois années de sécheresse grave. «Les changements climatiques risquent d’aggraver la situation du stress hydrique d’ores et déjà critique. L’eau devient rare au moment où les besoins augmentent», précise-t-il.
D’après Mme Najet Gharbi, directrice de l’économie de l’eau au ministère de l’Agriculture, la Tunisie a un potentiel d’eaux conventionnelles de 4,8 milliards de mètres cubes qui sont mobilisables. Actuellement, on arrive à 95-96 % de la mobilisation de ces ressources conventionnelles. Donc, on est obligé de trouver d’autres ressources alternatives non conventionnelles comme la réutilisation des eaux usées traitées.

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